DANS
CET ESPACE OÙ J’AI RÊVÉ
Dans
cet espace où j’ai rêve, mon temps ne fut pas
aux lamproies
J’ai glissé dans l’air, j’ai plongé
dans les rivières à moulins
sans même imaginer que l’eau pourrait un jour devenir
sable
et toi, ce grain de roche rouge, un prisonnier qui va et vient.
J’ai pêché l’ablette de l’aube sous
les mains vertes des platanes
en ne vivant que de reflets, d’algues d’eaux douces
et d’un long chant
inaudible à d’autres que moi. J’ai gardé
le secret vivace
des grandes pales qui tournaient entre le ciel et l’alevin.
N’écoute pas, n’écoute plus dans les sentiers
du long des Sorgues
ce qui te fut enchantement. Vivre est si beau qu’il faut aimer
ce qui passe et jamais ne meurt, le sang dans ses sources profondes
L’aujourd’hui à demain lié, notre vie
levée aux devins.
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