
PRESENTATION
Sur l’axe qui mène de Toulouse en Andorre, la ville de
Varilhes est située dans la plaine basse et fertile de l’Ariège.
L’Ariège, son affluent, traverse la commune en formant un méandre en son cœur et bien que la petite cité soit située
aux pieds des Pyrénées, son point culminant Le Pech, ne mesure que 567 mètres.

HISTORIQUE
Le site est habité depuis la préhistoire comme en témoignent
les peintures de la grotte du Portel, toute proche.
Sous l’Antiquité, Varilhes était connu des romains comme en témoignent
les noms de plusieurs villages du canton (Varilhes se disait VALLITIS, diminutif de VALLIS : vallée). A l’époque gallo-romaine,
plusieurs domaines ruraux étaient exploités.
Les wisigoths ont, eux aussi, laissé des traces de leur passage puisque c’est à Varilhes qu’eut lieu en 507, l’exécution
de l’évêque catholique Saint-Volusien (cf. Foix).
Avec l’établissement de la féodalité, Varilhes dépend du comté de
Foix. Le site possède un château fort et est entouré de remparts. L’agglomération la plus ancienne semble
située à l’emplacement de la chapelle de Vals. Mais c’est autour du château fort, à l’abri
des remparts que se développe la ville. Varilhes a une activité agricole importante et connaît une notoriété hors frontière
pour sa culture de la vigne et la fabrication de son vin.
Lors de la croisade des albigeois, le comte de Foix s’est rangé sous
la bannière du comte de Toulouse, contre les croisés du nord : le château de Varilhes est abandonné puis brûlé par ses défenseurs.
En 1211, le site est occupé par les troupes de Simon de Monfort et en 1228, le frère de Simon de Montfort, Guy, est tué d’une
flèche près de Varilhes.
Economiquement, le vin a tenu une place importante dans l’histoire de l’Ariège.
Les plus anciens vignobles ariégeois (appaméens et Varilhois) datent des siècles antérieurs à l’an 1000.
Au moyen-âge, les tonneaux de « bi-petit » de la région étaient acheminés par radeaux au fil de l’eau. Le vin appaméen
et varilhois avait déjà en 1310, une noble réputation puisque le sénéchal du roi Edouard d’Angleterre lui-même,
fit exporter les vins de Pamiers considérés comme « meilleurs crus ».
Un peu plus tard, le vin de Varilhes atteint une réputation de qualité.
Les siècles qui vont suivre verront la population étendre son territoire. En 1500, la population (environ 500 âmes) vit presque toute
entière à l’intérieur des remparts. Mais un siècle plus tard, elle a plus que triplé.
Beaucoup de villageois se sont installés hors des murs mais surtout dans des hameaux parfois éloignés comme ceux
de Laborie et du Courbas. On compte quelques très gros propriétaires et une multitude de petits paysans ou « brasiers » sans
terre. La culture de la vigne est alors la principale activité.
Pendant les guerres de religions, catholiques et protestants se disputent le contrôle
des villes et des villages pour le plus grand malheur de la population. En 1613, Louis XIII ordonne le démantèlement
des remparts de Varilhes.
De cette époque troublée, seuls les vestiges des remparts, deux maisons anciennes avec étages à colombages (Monuments
classés) et l’église du XVème siècle subsistent.
En 1829, une enquête concernant l’évolution de la viticulture en Ariège
révèle une concentration de vignes dans les cantons du Mas d’Azil, du Fossat, de Varilhes, de Pamiers, de Saverdun
et de Mirepoix. L’activité viticole prend encore de plus en plus d’ampleur de 1830 à 1880 et s’impose
sans difficulté au sein d’une région déjà agricole.
En 1866 est posée la 1ère ligne ferroviaire qui va faciliter l’exportation
de la production de Varilhes et des autres citées ariégeoises.
En 1871, il semble que la population de Varilhes manifeste une grande sympathie envers la commune de Paris : le
drapeau rouge flotte longtemps sur la place de la mairie ; le préfet lui-même, à la tête d’un escadron, se déplace pour le faire enlever.
L’invasion de la France par le Phylloxéra, dans la seconde moitié du XIXème, prit les proportions d’une véritable
calamité. Plus de la moitié des vignes françaises furent détruites et la production fut réduite
des deux tiers.
Le phylloxera se montre sur la vigne sous deux formes, les sexués et les asexués. Les sexués, à vie très courte,
proviennent des œufs pondus par les ailés et donnent des « œufs d’hiver », qui au printemps, donnent à leur tour naissance à des
aptères asexués qui se reproduisent abondamment par parthénogenèse. Envahissant les feuilles, où ils forment des galles, ils se multiplient
jusqu’à l’automne. Beaucoup de ces aériens émigrent alors vers les racines, où ils pondent chacun une trentaine d’œufs,
qui donne naissance aux radicicoles. Ceux-ci, qui se réveillent au printemps, restent dans le sol et donnent naissance à d’autres
aptères, ou à des formes subissant deux mues, devenant des nymphes, puis des ailés. Toutes ces formes sont asexués et
se reproduisent par parthénogenèse. Les ailés gagnent la surface du sol, où ils se logent à la partie inférieure
des feuilles de vigne et déposent de un à huit œufs d’où sortiront des sexués,
et le cycle recommence.
On lutte, aujourd’hui, contre le phylloxera par l’immersion quand le terrain s’y prête, ou par des insecticides. On préserve
les pieds soit par plantation dans les sables, soit par greffage sur couche américaine.
La plupart des vignobles français ont été reconstitués de cette façon.
La terrible maladie n’épargna pas les vignes ariégeoises et raya même de la carte des vins et de l’histoire, les crus
qui en avait fait sa notoriété.
La première guerre mondiale, l’industrialisation et l’exode sont autant de facteurs qui empêcheront la réimplantation
des vignobles ariégeois :
Aujourd’hui, une certaine activité agricole subsiste à Varilhes
sur des propriétés remembrées et modernisées. Une zone industrielle a été crée et le petit
commerce ainsi que l’artisanat restent actifs.
La vie associative y est très développée mais Varilhes,
comme beaucoup de communes ariégeoises, semble résolument tournée vers le tourisme. Déjà, pendant la saison estivale, la douceur
de vivre et le climat attirent les vacanciers charmés par la proximité de la capitale Midi-pyrénéenne (Toulouse) et la frontière espagnole.

CHÂTEAU
DE LONGPRE
Aux environs de Varilhes, le château de Longpré qui date du XVIIIème siècle, est l’ancienne résidence des évêques
de Pamiers. Il fut créé par la famille Lévis en 1760 et fut remanié vers 1840. Il n'est pas ouvert au public.

MAISON AYNIE
La maison Aynié est une des seules maisons à colombages subsistant à Varilhes.
La partie la plus ancienne de cette maison date du XVIème siècle. Sur l'angle Nord Ouest de la maison, on voit une coquille de
Saint-Jacques sculptée, vestige attestant peut-être d'une voie sur les chemins qui mènent à Saint-Jacques
de Compostelle.
Cette bâtisse fait actuellement l'objet d'un projet de restauration privé.

EGLISE
DES XVème, XVIème et XVIIème siècles.
L’église construite en briques et galets remonte au XVème siècle
pour ses parties basses et son clocher. Ses parties hautes datent des XVIème et XVIIème siècles.
Rétables et œuvres d’art à voir !

MUSEE
DEPARTEMENTAL DE L’INTERNEMENT ET DE LA DEPORTATION
Se renseigner auprès de :
l’ OFFICE DU TOURISME
3 av. Louis Siret
09120 VARILHES
tél. 05.61.60.55.54
fax 05.61.60.55.54
http://www.ariege-deportation.org
E-mail : office-tourisme.varilhes@wanadoo.fr
Période d’ouverture :
- toute l'année du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
- de mars à novembre le samedi de 9h à 12h30

ASSOCIATION DE PROTECTION DE LA RIVIERE ARIEGE
« Le Chabot »
Mairie de Varilhes
09120 Varilhes
Tél. 05.61.05.32.17
Le torrent est riche en truite.
Les orpailleurs (chercheurs d’or) ont pendant des siècles cherché fortune en Ariège. D’ailleurs, la plus grosse paillette
d’or trouvée, le fût entre Varilhes et Pamiers.
L’Ariège a charrié des paillettes d’or, ainsi que l’indique le nom latin qui lui ont donné les écrivains de la Renaissance, Aurigera, mais ces paillettes ne sont plus assez abondantes pour être exploitées.
Cf. L’orpaillage.

ESPACE VTT - FFC
L'espace VTT - FFC, le seul du département, propose à tout VTTiste un site aménagé (tous les chemins sont accessibles aux
pédestres et aux équestres).

MANIFESTATIONS