SOMMAIRE

PRESENTATION

PELERINAGE

LE MUSEE

PROMENADE EN CALECHE

PRESENTATION

Il faut sortir de la RN 119 (direction Mirepoix), aux Pujols pour entrer dans la paisible vallée de l’Hers. Une route sinueuse et champêtre amène au village de Vals dominé par la plate-forme du Rahus et la tour Saint-Michel visible de très loin.

La région est successivement habitée à la protohistoire, puis par les wisigoths qui ont laissé un cimetière à Tabariane près du village voisin de Theilhet. Quant au village de Vals, il s’agit d’un ancien oppidum Celtibère occupé depuis l’Antiquité. On atteste l’existence de l’église et du village de Vals dans des textes de la fin du Xème siècle.

La nef carolingienne de Vals du Xème siècle, des restes du style mozarabe, un clocher du XIIème siècle, et un mur crénelé du XIVème siècle donnent à cette construction un caractère très original qui mérite une large visite.

Le sanctuaire de Vals, dédié à Notre-Dame, est une église en partie enfouie dans la roche tendre habilement aménagée sur deux niveaux. La chapelle pose le problème des nombreuses campagnes de construction qui marquent la continuité des lieux de culte mais aussi les avatars liés à ceux-ci au cours des siècles. Elevée sur une masse de poudingue sur la colline de l’Aglanié, pour commencer la visite, il faut gravir un escalier droit de 22 marches de pierre placé dans une faille du poudingue éclairé seulement par une modeste ouverture.


Fermé à la base par une porte à arcade classique, ce passage était au Moyen-âge ouvert à tous vents. A la fin du boyau s’ouvre une petite porte qui donne accès à la chapelle proprement dite.

Appelée parfois la Crypte, la première nef prend l’allure d’un couloir qui accentue la mise en scène déjà donnée de la faille. La crypte inférieure est richement décorée de fresques d’inspiration byzantine représentant la vie du christ (XIIè siècle). Elle est ouverte de parts et d’autres de chapelles peu profondes couvertes d’une voûte grossière en berceau… Une de celle-ci, la plus large et la plus profonde prend appui sur la faille de la Source saisonnière où un culte païen fut établi à l’époque gauloise. La nef est couverte d’un plafond qui repose sur des arcs.

Quelques marches permettent d’accéder au sanctuaire.

Ouverte derrière un arc triomphal dont l’arcade est outrepassée, l’abside de plan quadrangulaire, longue de 6 m sur 4 m de large, est percée de quatre niches aveugles de dimensions irrégulières. Légèrement décalée de l’axe de l’édifice, une fenêtre de forme gothique, mise en place au XIVème siècle, donne le seul rayon de lumière à l’ensemble. Elle est couverte d’une voûte en berceau plein cintre qui retombe sur des arcs doubleaux. Il semble que celle-ci fut posée lors de la décoration de l’abside au début de XIIème siècle. Les arcatures des niches présentent une forme outrepassée qui les rapprochent parfois des formes Mozarabes mais qu’il faut plutôt rattacher à l’époque Wisigothique et préromane où cette forme d’arc est très courante.

Elle s’oppose par ses faibles dimensions et son caractère fermé à la nef haute. On y accède par un système d’escaliers.

Le niveau supérieur date de l’époque romane et le clocher-donjon s’orne d’une superbe stèle discoïdale en pierre. Sûrement construite en même temps que la nef basse sur les fondations d’une première église préromane, cette nef subit entre la fin du XVIème siècle et le début du XVIIème siècle, un incendie qui la détruisit presque totalement. Réparée rapidement, une trace de rampant sur le mur attenant à l’abside laisse penser que la première nef était plus basse. Elle est couverte au XIXème siècle d’une voûte sur croisée d’ogives qui remplace la charpente antérieure.

Un escalier sur la droite de la nef permet de monter au dernier élément de la construction : la chapelle Saint-Michel. Michel prend sous sa protection aérienne la Mère de Dieu. Cette dualité se retrouve à St Michel de Cuxa dans les Pyrénées-Orientales car il est fréquent de trouver les deux vocables associés (le plus souvent sous la forme d’un autel dans les tribunes).

De plan roman classique, la chapelle est formée d’une petite nef s’ouvrant sur une petite abside semi-circulaire voûtée en cul- de-four. Elle est percée d’une fenêtre meurtrière. A l’origine, cette chapelle était totalement indépendante du reste de l’édifice ; elle communique actuellement avec la nef de Notre Dame grâce à une grande arcade ouverte au XIVème siècle.

Cette chapelle est incluse dans une tour qui fût surélevée au XIVème siècle afin de faire face aux incursions des routiers, effroyables pillards qui agissaient pendant la Guerre de Cents Ans. Face à ces craintes, sûrement justifiées, tout l’ensemble est fortifié ce qui donne à cette partie un aspect de nid d’aigle dominant la vallée. Un escalier circulaire permettait d’aller sur une première plate-forme autrefois protégée par un crénelage. Par la suite la tour fût rehaussée d’un étage. Si parfois on la confondit avec un donjon de château-fort, la tour devint définitivement le clocher de l’église au XIXème siècle.

En effet pour certains, le donjon, qui seul subsisterait d’un château médiéval, remonterait au XVIIème siècle (c’est le clocher actuel de l’église). Pour d’autres, la tour romane serait du XIIème siècle, terrasse et murs à créneaux du XIVème siècle.

Des fresques, découvertes en 1954 par l’abbé DURAND, lors d’un décapage de l’abside, aux personnages hiératiques, dateraient du XIème siècle. Elles représentent un certain nombre d’épisodes de la vie du Christ, de l’enfance (particulièrement le bain de l’enfant) au Christ en majesté dans une mandorle, qui tient le Livre de la main gauche et bénit de la main droite. Autour de lui on devine les symboles des évangélistes : d’un côté le personnage de Saint Matthieu et le taureau de Saint-Luc. De l’autre, l’aigle de Saint-Jean et le lion de Saint-Marc. Le décor se développe sur la voûte et dans les niches de l’abside. Hélas peu lisibles, il convient d’en commencer la lecture par la première travée de la voûte à l’entrée de l’abside.

Sur le registre inférieur (au bas de la voûte ), quatre personnages se partagent l’espace. On peut les identifier grâce à des inscriptions.

Le premier qui tient une croix dans sa main droite, près du Christ s’appelle SanCtus Panta… ; il aurait d’après les différentes études sur son vêtement et son nom une origine grecque. Sa présence reste énigmatique.

A côté de lui, le SanCtus CHERIB(in) possède trois paires d’ailes ; il est un chérubin dont le rôle est de glorifier le Christ.

Opposé au saint grec, SanCtus MICAE(1) est une représentation de l’archange Michel, l’ange juge présent au Jugement Dernier. Il est accompagné d’un séraphin, hélas presque illisible. On a l’habitude de voir aussi à leurs cotés les archanges Gabriel et Raphaël.

Sur la deuxième travée de la voûte, associés deux à deux, les apôtres (8 en tout) accompagnent le Christ. On peut reconnaître du moins sur les morceaux les moins endommagés SanCtus PETRUS (Saint-Pierre) portant les clefs du paradis au côté de son frère SanCtus AndrEaS (Saint-André), ainsi que Saint-Paul.

Enfin sur la dernière travée, se déroulent des scènes de la sainte enfance de Jésus.

D’abord sur le côté droit, Gabriel légèrement agenouillé, annonce à Marie qui étend ses mains, son futur enfantement. Une inscription, tirée d’un texte de Saint-Luc les présente ; au-dessus d’eux un ange les accompagne. En face, on trouve une nativité.

La Vierge est allongée sur un lit pendant que, sur le registre inférieur, deux femmes donnent le bain au saint enfant placé debout dans une grande cuve.

Les scènes de l’enfance du Christ se terminaient sur le mur du fond de l’abside par une Adoration des Mages. Ce dernier épisode est très abîmé et de plus coupé par la fenêtre.

Il existe sur les arcades de l’abside des traces de peinture ; seul un très beau visage du Christ, appelé souvent «  le Christ de Vals » est remarquable.

Tout ce programme de fresque tourne autour d’un seul thème : la vision du Christ de la Parousie accompagné d’anges, qualifiés par M. le professeur Marcel Durliat d’anges avocats. Il est entouré du collège apostolique des apôtres.

Cette grande scène est doublée d’une théophanie (nativité + épiphanie).

Même si ces peintures sont parfois difficiles à interpréter, on peut réussir à définir le style du Maître de Vals. Il semble qu’il y ait eu plusieurs « mains ». Le style est rigoureux même si le dessin n’est pas toujours sûr. Les couleurs sont peu nombreuses : sur des alternances de rouge et de noir, le peintre a posé des jaunes, des gris et des blancs. On trouve de nombreuses ressemblances avec les œuvres de Maître de Pedret. Ce peintre travaillant au début du XIIème siècle, on doit conclure que les fresques des Vals ont été peintes dans les vingt premières années du XIIème siècle.

Dans la seconde nef, deux vitraux intéressants représentant saint Loup et saint Georges.

PELERINAGE : 8 septembre et 15 août

Le Pape Pie IX, en 1854, a accordé au pèlerinage de Vals une indulgence plénière.

En 1842, est signalée la guérison miraculeuse d’un enfant, dans la chapelle de Vals, au cours d’un pèlerinage.

De nombreux touristes et pèlerins s’y rendent chaque année.



LE MUSEE DE VALS

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PROMENADE EN CALECHE

Jean-François & Isabelle BOUYA-MOLINS
Domaine de Belfort
09500 ST FELIX DE FOURNEGAT
Tél. 05.61.68.62.63
e-mail : molins@free.fr

Dans une ambiance sereine, Jean-François Bouya vous mène en calèche à travers la campagne au rythme de ses chevaux de Mérens.

Il partage avec vous ses connaissances du milieu rural et de l’histoire locale et vous propose un choix de parcours différenciés.

Vous pourrez pique-niquer ou déjeuner au restaurant au cours de la promenade.

Une façon originale de découvrir des lieux paisibles et un paysage rural face à la chaîne des Pyrénées !

Les promenades en calèche peuvent se faire en famille ou groupe de 5 personnes, sur réservation.

Midi-pyrénées - Ariège