
SOMMAIRE
HISTORIQUE
NOTRE DAME DE SABBART
LEGENDE
CHANTS DIVERS
LE PARC PREHISTORIQUE DE TARASCON
REVE ET MAGIE DU RAIL

HISTORIQUE
Idéalement située au confluent de plusieurs vallées, Tarascon
est la capitale de la Préhistoire. Les grottes et cavernes de Niaux, Bédeilhac et La Vache recèlent des
trésors de l’art préhistorique mondialement connus. Le pays possède de nombreuses mines de fer.
Elles attirent les Phéniciens, les Phocéens, les Carthaginois et les Romains pendant plus de V siècles.
En l’an 778, les troupes de Charlemagne livrent
un combat contre les Sarrasins dans la plaine de Tarascon et les refoulent vers l’Espagne. L’église
de Sabart, dite " Notre-Dame de la Victoire " est construite sur les lieux mêmes de la bataille.
De cette époque date la création de la Viguerie d’Andorre et le début de la féodalité. Sabart est le siège
d’une importante viguerie qui s’étend du Pas de La Barre au Col du Puymorens, du Col de
Port à Vicdessos. Appelée Sabarthés, cette région est sous tutelle des Comtes de
Foix à partir de l’an 1012.
La situation privilégiée de Tarascon et l’exploitation du minerai de fer abondant dans les environs, lui permet de
jouer un rôle important au Moyen Âge, lors des guerres avec l’Espagne et pendant les guerres de religion.
Le 13 mars 1231, la ville voit le mariage de Roger, fils du Comte de Foix, avec Bernissande de Cardonne. L’année suivante,
le 10 février, Roger-Bernard III, Comte de Foix, y épouse Ermengarde de Narbonne. Le 3 mars 1302, le Comte de Foix Roger-Bernard
IV meurt à Tarascon à la veille de son départ en guerre contre le Roi d’Aragon. Il est assisté dans
sa mort par Pierre Authier, évêque cathare de Bouan. Le château comtal de Tarascon est construit au XIVème siècle.
Au XVème siècle, il existe deux châteaux mitoyens à Tarascon : le Château féodal, appartenant aux Comtes de
Foix, et le Château de La Motte, ou Lamothe, qui appartient à Dame Catherine de Miglos.
Le XVIème siècle voit les guerres de religions ensanglanter
la ville. Le 27 septembre 1568, Jean-Claude De Lévis, sieur d’Audou, à la tête des Réformés,
prend le château comtal et massacre les Catholiques. Le Curé Baron, recteur d’Ornolac, est torturé avant
d’être jeté dans l’Ariège du haut des remparts. Son corps, repêché par des Catholiques,
est enterré dans l‘église de Sabart.
L’année suivante, la nuit du 8 au 9 juin 1569, Traversier, sieur de Montgascon, Baron de Miglos, à la tête des
Catholiques, se porte à l’assaut du château. Les Huguenots sont égorgés avec leur chef, Plagne.
Puis, pour venger la mort du sieur Baron, il fait précipiter soixante-dix Protestants dans l’Ariège du haut du
rocher du Castella. En 1582, le sieur d’Audou reprend la ville aux Catholiques au prix d’un nouveau massacre. En 1585,
le protestant Rougairou est nommé commandant de la place de Tarascon. En 1598, à la mort d’Audou, le Vicomte
de Mirepoix, Sénéchal et Gouverneur du pays de Foix, nomme le Catholique Duthel au commandement de Tarascon.
Au XVIIème siècle, Louis XIII, roi de France, et son ministre le Cardinal de Richelieu, décident la démolition
de la plupart des citadelles du Midi. Le château féodal de Tarascon, le château de Lamothe ainsi que la tour de Mount-Négré,
située face à la porte d’Espagne, n’échappent pas à l’ordonnance du Roi datée du 8 novembre
1632. Le capitaine Teulade est chargé de son exécution. Dans la nuit du 22 au 23 juin 1640, un incendie ravage tout le
barri situé entre la porte Morou et la porte de Foix. En 1690, le premier Consul de Tarascon prend le titre de Maire. Le
22 novembre 1701, un nouvel incendie détruit une grande partie de la ville. Sur 124 maisons, 86 sont la proie des flammes.
La ville est reconstruite aux frais du Roi Louis XIV qui octroi 4 690 livres et dispense Tarascon d’impôts pendant trois ans.
1775 voit la construction de l’actuelle tour ronde du Castella,
sur l’emplacement de l’ancien donjon quadrangulaire, avec les vestiges de l’ancienne porte de Foix, et en particulier
la pierre représentant les Armes des Comtes de Foix, taillée au XIVème siècle, que l'on peut toujours admirer
de nos jours au-dessus de la porte d'entrée du Castella.
Aujourd’hui, La tour du Castella, dernier vestige à l’emplacement du château-fort démoli sur ordre de Richelieu en 1632,
la porte d’Espagne, celle de Lacaussade et de belles maisons du XVIème siècle, témoignent de ce glorieux
passé. De l’ancienne église fortifiée Saint-Michel (1382), ne subsiste qu’un clocher carré à créneaux.
Puis au carrefour de la RN 20 et de la route de Vicdessos se situe la petite église de Notre-Dame de Sabart à l’endroit
où l’armée de Charlemagne aurait vaincu les Arabes en 778.

NOTRE DAME DE SABBART
C’est le plus grand parmi les sanctuaires de Notre-Dame en Ariège.
Située au carrefour des vallées de l’Ariège et de Vicdessos, la fondation de la chapelle
est liée à l’intervention de Charlemagne : au soir d’une sanglante bataille contre les Maures – le 8 septembre-
l’Empereur échappe par miracle à une embuscade. Une Dame rayonnante de beauté se montre alors
et disparaît aussitôt. A l’aube, on laboure le sol et une statue d’airain sort de terre : « Notre-Dame
de la Victoire ». Transportée dans l’église de Foix, par deux fois la statue revient miraculeusement à Sabart.
C’est bien là que Notre-Dame veut être honorée.
Même si cette légende locale ne prouve rien sur la
présence de Charlemagne dans les vallées ariégeoises, il y eût tout de même des combats (on a trouvé des
armes sarrasines au Pic de la Unarde, près de Miglos). L’histoire indique nettement Sabart comme un petit chef-lieu civil et militaire
dès le IXème siècle. Un centre religieux y avait donc sa place marquée. A partir de là, quelques
mentions occasionnelles – une environ tous les 100 ans, trois documents pontificaux, entre autres, ouvrent de fugitifs aperçus
sur la vie de Sabart, de « son église Sainte-Marie », de ses pèlerinages. Par ailleurs, l’histoire merveilleuse
confère une protection royale à des petites fondations locales et assure leur ancienneté.
Bref, Notre-Dame devint vite un lieu de pèlerinage fréquenté (il
a lieu de nos jours les 8 et 9 septembre). Viennent les guerres de religion : le sanctuaire est ravagé, presque démoli,
vers 1568. Que de précieux souvenirs du vieux pèlerinage ont dû alors disparaître !
Mais au XVIIème siècle, l’église de Sabart renaît et le culte Marial refleurit, encouragé par
l’évêque de Pamiers qui fixe là, un temps, son séminaire. Pour répondre à la ferveur
toujours croissante, on construisit une église large divisée en trois nefs prolongées d’une travée de chœur,
surélevée par trois marches, s’ouvrant sur une abside et deux absidioles. Tout l’édifice est
couvert d’une voûte en berceau plein cintre qui retombe sur de larges piliers cruciformes.
Chaque époque a marqué de son empreinte l’église. La Vierge actuelle, dont seule la tête est sculptée,
est du XVIème siècle ; couverte d’un manteau damassé, elle est placée dans un édicule néo-gothique
du XIXème siècle qui ne manque pas d’un certain charme. Il faut noter que la statue d’aujourd’hui n’est évidemment
pas la statue primitive, mais une Vierge costumée, de type espagnol du XVIème-XVIIème siècles. Le XVIIème
et le XVIIIème siècle ont placé nombre de belles vierges en bois doré et une peinture à la cire dans le cul-de-four de l’abside qui représente
la Gloire de la Vierge au milieu des anges. A la fin du XIXème siècle, la façade qui ne comportait que la petite
porte soulignée par un arc à double clivage est « fortifiée ».
Il faut noter la présence dans le bas-côté Sud de deux vitraux provenant d’un petit oratoire qui appartenait
au village de Surba. Ils représentent des scènes de la vie de Saint-Pierre. Sur le vitrail du bas, le saint guérit
le boiteux de naissance ; en haut, le premier évêque enseigne la parole divine. Datés de la fin du XIIIème
siècle, ils font partie des vitraux les plus anciens du Midi de la France.
A la révolution, de nouvelles épreuves viennent s’ajouter, l’église est vendue et s’effondre lentement
dans son abandon. L’impérissable dévotion à Notre-Dame vient encore la ranimer et la voici restaurée au milieu
du siècle dernier, desservie à partir de 1860 par les Pères de Garaison qui fondent même un collège.
La séparation a dispersé les Pères de Sabart, mais le culte Marial ne s’est
pas interrompu…

En 778, aux environs du 8 septembre, selon la légende,
l’empereur carolingien établit son camp aux environs de Tarascon afin de combattre des bandes de sarrasins. Alors
qu’il poursuivait une de leurs bandes dans la vallée, il voulut pendant une nuit orageuse inspecter le site avec
un de ses cavaliers. Tout à coup, au pied d’une montagne, son cheval s’arrête. Trois fois Charles
enfonce l’éperon dans les flancs du coursier ; l’animal reste immobile puis recule. Il se trouvait face
d’un groupe d’espions. Charlemagne descend de cheval, rejoint son compagnon et, de son épée, fait mordre
la poussière aux Sarrasins.
A la place où son cheval s’est cabré se montre une Vierge lumineuse qui disparaît aussitôt. L’aube
venue, par ordre du chef, l’armée entière se réunit autour du théâtre de l’apparition.
Deux génisses blanches que le roi conduisait lui-même s’arrêtent ; et le soc découvre une statue de
bronze, on la dresse sur un autel de pierres improvisé, une main invisible y a gravé ces mots : « Notre-Dame
de la Victoire ».
Le souverain décide alors de porter la Vierge de la victoire dans la toute jeune abbaye de Foix, Saint-Volusien, mais celle-ci
revient par deux fois sur les lieux de son apparition. Plus de doute, dès lors. C’est sur cette lande inculte que
la Mère de Jésus sera honorée. Il est ordonné alors d’élever une chapelle sur ces lieux désormais
divins, nommé Sabart.
Un pèlerinage annuel consacrera la victoire de l’empereur. Les pèlerins d’autrefois, en arrivant à Sabart,
entonnaient une sorte de ballade sacrée composée pour eux vers 1672 par un chanoine de Pamiers, le père
Amilha, en pure langue moundi de Toulouse.

CHANTS DIVERS
(Pour le jour du couronnement – 7 juin 1954)
1.
Au temps du grand Charlemagne,
L’Ariège aux flots écumeux
A Sabart, dans la montagne,
Vit un prodige fameux.
Ave, Ave, Ave Maria (bis).
2.
Les Sarrasins, horde infâme,
Enivrés de leurs succès,
Par le fer et par la flamme
Ravageaient le sol français.
Ave, Ave, Ave Maria (bis).
3.
L’Empereur dit à ses braves,
La rage et la honte aux yeux,
Ne soyons donc plus esclaves
De ces monstres furieux.
Ave, Ave, Ave Maria (bis).
4.
Après de longues journées
Où beaucoup de sang coula,
C’est aux pieds des Pyrénées
Que le ciel se révéla
Ave, Ave, Ave Maria (bis).
5.
Déjà la frayeur s’empare
Du pauvre soldat chrétien ;
Sa défaite se prépare
Si le ciel ne le soutient.
Ave, Ave, Ave Maria (bis).
6.
Mais, dans la nuit sans étoiles,
La Vierge apparut soudain
Blanche et pure sous ses voiles
Comme un beau lis du jardin
Ave, Ave, Ave Maria (bis). |
7.
Alors, pleine de vaillance
Et la confiance au cœur,
L’armée entière s’élance
Criant : « Mort à l’oppresseur ».
Ave, Ave, Ave Maria (bis).
8.
Un jour dura la tuerie,
Puis, quand le soleil baissa,
L’étendard de la patrie
triomphant se redressa.
Ave, Ave, Ave Maria (bis).
9.
Où succomba l’infidèle,
Nos reconnaissants aïeux
Bâtirent une chapelle
A leur patronne des cieux.
Ave, Ave, Ave Maria (bis).
10.
O Vierge sainte, l’Ariège
T’aime et se confie à toi ;
Que ta bonté la protège
garde-lui sa vieille foi !
Ave, Ave, Ave Maria (bis).
11.
O Reine de la Victoire,
Notre Dame de Sabart,
Pour avoir au ciel la gloire
Nous suivrons ton étendard
Ave, Ave, Ave Maria (bis). Paroles de M. l’abbé Sabas Maury
 | |
CANT DES PELEGRIS
Refrain.
Bel noum que réjouis
Tout aqueste païs
Damo de la bictorio
S’aben pats et santat
A Dio ne sio la glorio
E a bostro bountat. ý bis
1.
Bierge, que de Sabart
Casseguets le Loumbart
Countro tout’esperanso,
Quand nous boulguec rabi
Et à touto la Franso
Un loc per bous serbi ý bis
2.
Maire d’un Diu qu’es mort
Per acompli l’acord
Del cel et de la Terro,
O reino de la pats,
Toutjoun au ren de la guerro,
Se bous nou l’apaisats. ý bis
3.
Bierge, qu’abets pourtat
Un ta bel gra de blat,
Le Diu de la naturo,
Fournissets pa e bi
A nostro nouirituro
Per bous milhou serbi. ý bis |
4.
Pastou, cour per toun be,
E beiras à plase
D’uno mino risento
La princesso del Cel ;
L’agnel que te presento
Bal maï que toun troupel. ý bis
5.
Lountens a que t’aten
Et l’agnel qu’elo ten
En se ma benasido
Es Jesus que, per touts,
Boulguec douna sa bido,
Sul l’aïbre de la Crouts. ý bis
6.
Atal, o Bierge, atal,
Que tout ome mourtal,
Predique bostro glorio
Et bous noume en tout loc
Damo de la bictorio,
Escriuto dessul roc. ý bis
Paroles du P. Amilia et musique du chanoine Subra. |

LE PARC PREHISTORIQUE DE TARASCON
route de Banat
09400 TARASCON/ ARIEGE
tél. 05.61.05.10.10
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Juillet-août de 10H à 19H.
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REVE ET MAGIE DU RAIL
Réalisation de l’association « Rail Modélisme ariègeois »
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09400 Tarascon/Ariège
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