
SOMMAIRE
INTRODUCTION
LE PIED DE LA REINE BERTHE
LE CHÂTELAIN DE LACOURT
LE CHÂTEAU DE SEIX
LA MAISON DU PATRIMOINE
UNE FONTAINE CAPRICIEUSE
DE MARBRE ET D’OR
LE LAC DE BETHMALE
INTRODUCTION
Nous
entrons dans la vallée du haut Salat à Seix ; sous le château de Vernon, de pittoresques maisons à galerie
de bois bordent le salat. L’église du XVIIème siècle a un magnifique clocher-mur.

LE PIED DE LA REINE BERTHE
D’après les histoires du siècle dernier, la petite ville de Seix pourrait s’enorgueillir d’origines fabuleuses et de
visiteurs légendaires. Au temps des Romains, le village s’appelait Aquae Sextiae, à cause de six ruisseaux
qui « viennent y aboutir ». Un de ses quartiers porte le nom de Bagnères et longe un ruisseau formé par
le confluent de deux autres, nommés l’un le Froid et l’autre
de Chaud.
Charlemagne, en revenant d’Espagne, confia aux habitants de la vallée la garde des frontières, ce qui leur permettait de porter les armes
en tout temps, ‘contre attaques de loups et autres bêtes féroces, et item contre les Espagnols ». En souvenir de ce passage, la reine Berthe,
mère de Charlemagne, laissa sur un rocher des environs l’empreinte de son pied, qu’elle
avait grand, comme on sait.
Au
moyen-Âge, Seix était une ville Franche. Situé au débouché des
cols de Salau, Martelat et Aula, les habitants de cette bourgade avaient pour charge de surveiller les frontières.
En contrepartie de ce service, les rois successifs accordaient des franchises
Election par le peuple de quatre consuls.
-Sécurité des personnes et de leur domicile.
- Libre usage des forêts
- Droit de pêche et de chasse… qui ont facilité la vie de la population de cette région.
Les habitants ne craignant personne, puisque le roi était leur protecteur, ont adopté la devise « Som de Seish, Cap de paur »,
inscrite sur le blason de la ville fait de clés et de deux truites...
A l’entrée de la mairie, se trouve aujourd’hui une malle mystérieuse, témoin de ce temps, ornées de ferrure et de fleurs
de lys. Cette malle contenait les franchises accordés par le roi aux habitants de Seix au temps de la monarchie.
A la mort de Louis XVI, une messe d’expiation a été célébrée dans l’église
de Seix.

LE CHÂTELAIN DE LACOURT
Le châtelain de Lacourt, qui commandait la seule route de la vallée, exigeait que tous les passants saluassent sa bannière mais
les habitants de Seix saluaient en relevant les pans de leur habit et tournant le dos, montrant leur cul au capitaine du château.
Cela finit par des échanges de coups et des plaidoiries qui traînèrent jusqu’à la nuit du 4 août
: en 1793, les gens de Lacourt mirent un point final à l’affaire, en démolissant le château.

LE CHÂTEAU DE SEIX
Dès que l’on arrive à Seix, bien avant le pont sur le Salat aux eaux vives, la silhouette romantique d’un petit
château frappe le regard. Dominant le bourg, voisinant avec le clocher de l’église,
ce monument intrigue…
Il s’agirait en fait d’une ancienne maison forte, dont l’origine
pourrait remonter au XIIème siècle. Dominant le village, il est surplombé par le Pouech. Ce détail a son importance,
car ce dernier site fut occupé au Moyen-Âge par un château fort, dit le « château du Roi », ruiné aux XVIème
et XVIIème siècles. Cet édifice aujourd’hui disparu serait à l’origine de l’actuel château.
En effet, ce « château du Roi » a pu s’étendre sur la pente et donner lieu, ainsi à la fondation d’un site fortifié.
L’essentiel de la construction que l’on peut admirer de nos jours, notamment les murs du corps d’habitation, date du milieu du XVIème
siècle. Les éléments architecturaux de fortification, solides tours et échauguettes de contes de fée, donnent
au bâtiment son caractère et son charme.
Le château de Seix a appartenu au cours des siècles aux consuls de la ville de Seix –édiles chargés de l’administration
de la communauté-, puis à plusieurs familles seigneuriales, dont la famille de Balby, originaire d’Italie et liée par mariage aux
vicomtes de Couserans, dont les armes ornent toujours le linteau de la porte d’entrée du château.
La forme assez curieuse des encadrements de pierre des fenêtres est sans doute une conséquence du destin du château pendant la Révolution… En
effet, on raconte à Seix que la population locale abattit symboliquement les fenêtres du château du seigneur. Elles furent reconstruites
par la suite avec une forme d’arc « en chaînette ».
L’aménagement intérieur, lui, date de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. En découvrant les
imposantes cheminées de marbre, les plafonds à corniches moulurées et les décorations des portes, de style Empire, il est facile d’imaginer
l’atmosphère d’une demeure bourgeoise à cette époque.

LA MAISON DU PATRIMOINE
Le château de Seix est en train de retrouver une jeunesse et d’importants travaux sont en cours car le bâtiment va reprendre du service
fin 2003, pour devenir la Maison de la Découverte du Patrimoine du Couserans.
Dans les années 1970, le médecin-colonel Legler, propriétaire des lieux cède le château au Ministère de l’Environnement
dans le cadre du projet de Parc national qui ne vit jamais le jour. Dans les années 1990, le château est reprit par la communauté des
Communes qui souhaite en faire le centre d’Interprétation du Patrimoine du Couserans. Les crédits obtenus, la remise en état du château
précède la naissance du projet.
Le futur Centre d’Interprétation du Patrimoine entend assurer trois missions :
- Présenter de manière générale et synthétique les grandes thématiques du patrimoine environnemental
et humain des vallées du Haut Salat et du Couserans. Seront abordés la culture locale, le passé transfrontalier,
l’art roman etc.
- Traitement ludique de cette présentation afin de sensibiliser le public aux caractères
des patrimoines locaux.
- Inciter le public à circuler sur le territoire pour y se rapprocher du patrimoine effectif. Cette découverte
peut se structurer autour des professionnels du canton…

UNE FONTAINE CAPRICIEUSE
Le hameau de Coumeraude, « le vallon chaud », possède une fontaine, la Hount det Boutas, que le tremblement de terre de 1678
a rendue intermittente. Son régime n’a pas cessé de varier depuis ce temps. Ainsi, en 1728, elle coulait pendant 24
minutes et s’arrêtait 36 minutes

DE
MARBRE ET D’OR
Aux abords de Seix, le Salat charriait des paillettes d’or ; les orpailleurs ont fréquenté le coin jusqu’en 1815. Aujourd’hui
encore, un bon manieur de battée peut y tenter sa chance.
Au pont de la Taule, le confluent du Salat et du torrent de la vallée d’Ustou est dominé par les vestiges imposants de deux forteresses,
le château de Mirabel, construit en marbre blanc et celui de Lagarde dont les murs courbes avaient été conçus pour mieux résister aux coups de bélier.
Au nord des châteaux, des carrières de marbre antique sont ouvertes sans les pentes qui descendent jusqu’à la rivière. Une
forêt a poussé dans les fentes des rochers comme dans les ruines d’une ville fantôme. Les populations anciennes exploitaient dans
les environs des mines de cuivre, de plomb, d’argent et même d’or. On a trouvé une table à laver le minéraux broyé qui,
d’après la grossièreté de sa construction et la profondeur à laquelle elle se trouvait dans le sol, remonterait au moins à l’époque
romaine. Les noms des villages de Bielle et de Saint-Lizier sont des vestiges d’une colonisation datant de cette époque.
Les anciens métiers exercés par les habitants de cette vallée étaient assez particuliers ; les uns étaient montreurs de figurines en cire,
les autres faisaient danser les ours, comme leurs voisins de la vallée d’Oust.
Après le confluent du Salat, en remontant la vallée d’Ustou, on rencontre sur la route la chapelle de la Hount Santo (la « fontaine
sainte »), signalée par Dralet, au début du XIXème siècle, comme miraculeuse (Dralet : « description des Pyrénées »,
2 vol. , A. Bertrand, 1813). Elle était dédiée à Saint-Lizier et possédait la vertu de faire pleuvoir. Aussi, en période de
sécheresse, les villageois de la vallée et même des vallée espagnoles, venaient de la vallée et même des vallées espagnoles,
en procession y implorer le ciel. Une grotte s’ouvre à 100 m au-dessus de la fontaine d’où elle
jaillissait autrefois.

LE LAC DE BETHMALE
En
remontant vers le col de la Core (1395 m) qui nous emmènent vers le bassin du Salat à Seix, on ne manquera pas de faire
quelques mètres à pied pour admirer le petit lac de Bethmale, dans son écrin de hêtres
centenaires.

Midi-Pyrénées - Ariège
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