SOMMAIRE

HISTORIQUE DU SANTON
LA FABRICATION DES SANTONS
LES “PYRENOUST”

HISTORIQUE DU SANTON

Si on parlait pour la première fois de « crèche » dès le VIIIème siècle, et si les premières représentations de la Nativité remontent au IVème siècle, la crèche provençale telle que nous la connaissons aujourd’hui a été révélée et adoptée par le public lors de la première foire aux santons, à Marseille, sur le cours Saint Louis, en 1803. En fait le santon existait déjà bien avant cette date, puisque c’est à Rome, durant le XIIIème siècle, qu’à pris naissance cette forme d’iconographie religieuse consistant à représenter les témoins de la naissance de Jésus par des statuettes. Les premières vraies crèches d’Eglise apparaîtront quant à elles de façon habituelle seulement au XVIème siècle.
La première foire aux santons fut cependant le point de départ de la tradition que chacun connaît aujourd’hui. Pendant quelques années, ne se vendaient que des crèches finies dans un cadre clos ; puis l’usage d’établir sa propre crèche apparut. Toutefois la crèche provençale proprement dite ne naît qu’au début du XIXème siècle, avec l’introduction de personnages issus de la Provence. C’est ainsi que le Brigand, Margarido, la femme à l’ail et autres Pistachié figurent aujourd’hui aux côtés de Jésus, Marie, Joseph et des trois Rois Mages dans chaque crèche provençale.

LA FABRICATION DU SANTON

* La création : Le premier acteur de la naissance du santon est le sculpteur. Celui-ci créé un modèle avec pour seuls outils ses mains, de l’argile et un ébauchoir. De la précision de son geste dépendra le résultat final. Chaque acteur de la fabrication du santon est étroitement dépendant du talent du sculpteur, qui exerce parfois son art sur des modèles ne mesurant pas plus de 2 cm.
Du plâtre est alors coulé autour du modèle obtenu ; une fois sec, le plâtre constitue un moule à partir duquel la fabrication en série peut alors commencer.

* Le moulage  : A cet effet, un morceau d’argile est compressé entre deux parties du moule ; le nouveau santon est alors extrait délicatement et doit sécher durant 48 heures. Il faut également procéder à l’élimination minutieuse du surplus d’argile qui borde le contour du santon ; on dit alors que l’on « ébarbe » celui-ci.

* La cuisson : A l’issue de ce délai, il faut alors procéder à la cuisson des pièces, qui assure la bonne tenue de chaque santon. Celle-ci s’effectue dans un four dont la chaleur est élevée progressivement par palier de 100 degrés, pour atteindre 960 degrés après 12 heures. Le four ne sera cependant ouvert qu’après un délai équivalent au précédent nécessaire au refroidissement et à la robustesse des santons.

* La décoration : La dernière phase, bien sûr aussi importante et minutieuse que les précédentes, consiste à peindre le santon avec de la peinture à l’eau ou acrylique selon l’effet recherché. La précision du geste est fondamentale, et croît en même temps que la taille du santon diminue. La peinture achève ainsi la fabrication du santon, dont la réussite dépend étroitement de l’adresse et de la minutie de chacun des acteurs, des sculpteurs au mouleur en passant par le peintre.

LES « PYRENOUST »

Venu d'Alsace il y a 30 ans, Jean Marie Mathon fils de Gardois, s'est installé en Ariège et a créé, de son coup de foudre pour la région ainsi que de ses origines, les santons « Pyrénoust ». « Pyrénoust", cela veut dire "nos Pyrénées" en béarnais.

Même si les débuts n’étaient pas faciles, l’artiste commence à être connu et chacune de ses créations est attendue des quelques 300 à 400 collectionneurs de par le monde.

Les « Pyrenoust » de Jean Marie Mathon et de sa compagne, également sculpteur de talent, sont sculptés avec des outils de prothésiste dentaire, seuls adéquats pour modeler avec précision. Pas de four comme pour les santons provenciaux, l’originalité vient du fait que chaque œuvre d’art est tour à tour manipulé entre la résine, la porcelaine liquide et la céramique à froid avant d’être dupliqué et mis en exposition. Quant à la mise en couleur avec des pigments naturels, elle est aussi une étape particulièrement délicate et demande beaucoup d’heures de travail…

La source d’inspiration leur vient des Pyrénées ariégeoises. En créant leurs personnages, Jean Marie Mathon et Christine Berthault explorent et exploitent les moindres traditions. En piochant dans les collections de vieilles cartes postales, les folklores, les contes, les légendes… ils bâtissent, jour après jour, un monde de 5 à 6 cm de haut, tout en céramique, où les ours, les porteurs de glace, les gaveuses d’oies, les bergers ou les bethmalaises se côtoient.

 

 

Des réalisations sur mesures peuvent cependant être réalisées sur demande et à l’instar des santons de Provence, beaucoup de sujets de crèches sont demandés aux deux artistes. Certaines commandes, même, sont réalisées pour les musées, groupes et particuliers, comme ces prototypes d’homme préhistorique de Tautavel et de propulseur qui, une fois moulés avec de l’élastomère, seront dupliqués.

 

 

 

Véritable mémoire vivante des folklores et traditions du massif, les « Pyrenoust » créés et fabriqués avec passion et minutie sont mis en scène dans leur boutique de Moulis en Ariège, au cœur des Pyrénées. Ne manquez pas de venir les voir !




LA MAISON DES « PYRENOUST »
Le vieux moulin
Aubert
09200 LE MOULIS
Tél. 05.61.04.61.88
http://www.pyrenoust.com



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