SOMMAIRE

HISTORIQUE
LEGENDE : LA FONTAINE DE SAINT-ANASTHASE

HISTORIQUE

Situé à 16 km au Nord-Ouest de Pamiers, le petit village de Saint-Martin d’Oydes offre un pittoresque aperçu de l’architecture circulaire médiévale, initialement conçue pour la défense des habitants.

Au Moyen-Âge, les maisons de Saint-Martin d’Oydes ont été construites, toutes attenantes, autour de l’église fortifiée, ce qui donne à l’ensemble une forme d’ellipse des plus originales.

Des fossés entouraient le village jusqu’au milieu du siècle dernier, constituant une troisième ligne de défense (fossés, ceinture de maisons, clocher de l’église).
Ils ont été comblés et remplacés par un « chemin de Ronde » pour supprimer les mauvaises odeurs qui s’exhalaient de l’eau croupie.

D’après la tradition orale, aucune porte de la ville n’existait avant le percement d’un premier porche au Nord en 1862 en direction du château, et à l’Ouest en 1880 lors de la création de la Poste.

Une maison était grevée de servitude : « morts et vivants » passaient par son couloir.

L’église, si elle a gardé un caractère fortifié a perdu son pur style roman initial du XI ème siècle lors de la reconstruction pour agrandissement à la fin du XIX ème siècle. C’est dans son clocher que les habitants assiégés se réfugiaient en dernier lieu, après avoir ôté l’échelle qui leur avait permis d’y accéder. L’intérieur de l’église présente quelques fresques retraçant le traditionnel pèlerinage de mai à la source miraculeuse de Saint-Anasthase, patron de la paroisse, dont la légende vaut d’être connue.

Quelques couverts d’origine, devant les maisons situées au Sud de la place de l’église ajoutent au caractère moyenâgeux de l’ensemble.

En sortant par le porche Nord, on aperçoit le château seigneurial du XIIème siècle, forteresse jusqu’à la Révolution, aujourd’hui résidence agréable.


LA FONTAINE DE SAINT-ANASTHASE

Saint-Anasthase, moine bénédictin, rentrait à Cluny et passa à Pamiers où sévissait une épidémie de peste.
Il soigna les malades, puis continua sa route vers Lézat.
Arrivé à Saint-Martin d’Oydes, il tomba près des remparts de la ville ; le diable le tenta, lui proposant la guérison contre une écuelle de son sang.
Mais l’écuelle était percée et le Saint s’affaiblissait ; il eut pourtant la force de saisir son bâton, que Saint-Hugues avait béni, et Satan disparut. Le bâton retomba sur les gouttes de sang, une source jaillit où le Saint put se désaltère, laver sa plaie et retrouver des forces.
Il entra dans la ville, guérit les malades, mais, exténué, mourut à Saint-Martin le 16 octobre 1085 et fut enterré dans l’église.

Midi-pyrénées - Ariège