
SOMMAIRE
INTRODUCTION
LEGENDE
PRESENTATION
LEGENDE : LE PONT DE SAINT LIZIER OU PONT DU DIABLE
MUSEE DU PALAIS DES EVÊQUES
AU PAYS DES TRACES : MODEL'NATURE & L'OEIL
AUX
AGUETS
LEGENDE : LE CLOT DE CERIZOLS
LA VIERGE DE LA COLLINE DE MARSAN
FESTIVITES

INTRODUCTION
Saint-Lizier
(qui avait déjà obtenu de faire partie des haltes jacquaires sur
le chemin de Compostelle) et l’Eglise de Notre-Dame de Tramesaygues à Audressein,
dans la vallée de la Bellongue, sont désormais inscrites au patrimoine
mondial de l’UNESCO. Ce label distingue un site ou un monument particulièrement
remarquable au niveau architectural, culturel et touristique sur les chemins
de St Jacques. Aux côtés
de Conques, Moissac, du Mont-Saint-Michel ou de Saint-Bertrand de Comminges,
ces deux petites cités du Couserans s’élèvent
au rang des grands sites.
Le site de Saint-Lizier est célèbre pour ses deux cathédrales romanes, son cloître, ses remparts romains et son palais épiscopal.
Très belle église à trois nefs, Notre Dame de Tramesaygues (XVIème siècle) possède un
porche orné de fresques du XVème siècle.

Vers
450, un évêché avait été fondé par l’apôtre Valerius, qui a donné son nom à l’un
des plus hauts sommets de l’Ariège, le mont Valier. Il serait mort au cours d’une déportation de notables
catholiques, ordonnée par le roi wisigoth Alaric II et dont saint Volusien, de Foix, fut une autre victime. C’était
un thaumaturge. Plusieurs années après sa mort, lorsqu’on ouvrit son tombeau, on trouva le corps du saint couché sur
un lit de feuilles de laurier encore vivaces. L’évêque distribua ces feuilles aux chrétiens descendus de la montagne
qui s’en servirent comme d’un puissant remède pour guérir les maladies. Deux ou trois siècles s’étaient écoulés depuis
sa mort, quand un des successeurs de Valier, Théodose, voulut reconnaître le corps de l’homme de Dieu. « Ayant enlevé les pierres
qui dallaient le sanctuaire, dit Grégoire de Tours, il trouva deux sépulcres près de l’autel. Ne sachant lequel des deux contenait les reliques
de Valier, il assembla son clergé et passa la nuit en prières pour demander l’inspiration du ciel. Tout à coup, l’idée
lui vint de placer sur chacun des sépulcres deux urnes avec une petite quantité de vin et de demander à Dieu que l’urne qui se
remplirait indiquât la tombe où reposait le corps du saint. L’évêque Théodose sortit alors de l’église dont il scella les portes
et alla dormir. Le lendemain vers la troisième heure, il se lève, et suivi par tout le peuple, il ouvre l’église. L’un des
vases était presque vide, l’autre avait débordé et le vin s’était répandu sur le tombeau. Ainsi il reconnut
que les restes de Valier étaient là. Ayant fait soulever la pierre tumulaire il vit le corps du saint entièrement conservé avec
ses cheveux et sa barbe comme s’il venait d’être inhumé et répandant une si bonne odeur qu’on ne pouvait douter que le corps
d’un ami de Dieu ne reposât là ».

PRESENTATION
Juchée
sur une colline abrupte dominant le Salat qu’enjambe un pont en dos d’âne, la première capitale religieuse
du Couserans a été construite dans l’enceinte d’un oppidum romain du IIIème siècle avant
J.C. On a retrouvé dans une pile du pont un autel dédié à « Minerve
Belisama ». Cette dernière était la déesse gauloise du Couserans et les Romains l’assimilèrent à Minerve.
Ancienne cité épiscopale de Lugdunum Consoranurum, Saint-Lizier porte de nom d’un de ses premiers évêques.
De son origine gallo-romaine, la ville a conservé une disposition double : la ville haute et la ville basse. En effet, au IIIème siècle, menacés par les invasions, les habitants
protégèrent la cité. Ils limitèrent l’enceinte à la partie haute de la ville ainsi hors
les murs de nombreuses habitations et plusieurs monuments. Ravagée par les Wisigoths, puis les Sarrasins, Saint Lizier fût rebâtie
au IXème siècle.
Le palais des Evêques domine la ville ; il abrite un riche musée (archéologie gallo romaine, numismatique, ethnographique
et des expositions d’art contemporain). Entouré d’un parc et de beaux jardins en terrasse, il offre un magnifique panorama sur les montagnes du Couserans et
la
vallée du Salat.
Notre
Dame de la Sède fut plus particulièrement l’église du palais épiscopal qu’elle jouxte. Edifiée
du XIIème au XVIème siècle, son chœur est orné de belles boiseries en bois clair. Franchissant
l’enceinte romaine par la porte du fer ou la porte de Nargatch, on descend vers la cathédrale
de Saint-Lizier.
A mi-pente, dans l’ancien faubourg, la cathédrale fut consacrée en 1117 mais les travaux se poursuivirent jusqu’au
16eme siècle (le clocher de style octogonal toulousain date du XIVème siècle). Le chevet est composé de
nombreux remplois gallo-romains dont deux élégantes frises de rinceaux. Dans l’abside, un ensemble de fresques, œuvre
d’un atelier italien, constitue « les premières grandes peintures romanes » représentant les apôtres
et les scènes de la vie de la Vierge. Elles sont complétées dans l’absidiole nord par un ensemble de la même époque
illustrant la Jérusalem céleste.
Jouxtant
l’église, le cloître roman est surmonté d’une galerie ajoutée au XIVème siècle. Le
magnifique cloître de la cathédrale comprend quatre galeries d’arcades (au nombre total de 32) en plein cintre
avec des chapiteaux richement sculptés (personnages menaçant, animaux, feuillages) et historiés. Les chapiteaux
de la galerie nord – la plus ancienne – sont d’un style rappelant celui de l’église de la Daurade à Toulouse.
Dans
l’ancien Hôtel Dieu, est exposée une ancienne
pharmacie du XVIIIème siècle avec une magnifique collection de pots en faïence.
Plusieurs maisons à colombages rappellent le riche passé historique de la ville ; sur la façade de l’une d’elles, la coquille
et le bâton de pèlerin indiquent que Saint-Lizier fut au Moyen Âge une étape
sur les chemins de Compostelle.

LE PONT DE SAINT LIZIER OU PONT DU DIABLE
Les habitants de Saint-Lizier, désireux de ne plus franchir le Salat à gué, décidèrent autrefois de construire un pont au pied
de leur ville. Malgré plusieurs tentatives, un orage ou une crue détruisait chaque fois leur ouvrage. Ils étaient
sur le point d’abandonner quand le Diable se représenta à eux pour leur proposer un marché : « Votre pont sera construit
en une nuit, leur dit-il, si je peux emporter l’âme du premier passant sur l’édifice. » Marché conclu,
le Malin se mit au travail et il l’acheva en effet durant la nuit. C’est alors qu’un chien emprunta, le premier,
le nouveau pont. Le Diable, furieux, décida de détruire son ouvrage. En voyant le profit qu’ils pourraient tirer
de cette collaboration sans se compromettre les villageois lancèrent un défi à Satan : reconstruire le pont avant l’aube
et avant que le coq ne chante. Aussitôt dit, aussitôt fait, mais les Couseranais, ne voulant pas avoir partie liée
avec l’Enfer, firent réveiller un coq en lui trempant les pattes dans l’eau, juste avant l’aube. Et l’animal
chanta alors que le Diable allait poser la dernière pierre du pont. Il la jeta dans le Salat et disparut, mais cette ultime
pierre manque toujours à l’édifice…
Tel est le récit type à l’origine légendaire des nombreux ponts du Diable qui enjambent les
rivières, nestes, rius, torrents, gaves et rios pyrénéens de part et d’autre de la chaîne. Tel quel, le conte
reste toujours vivant dans la mémoire populaire en Ariège, à Saint-Antoine près de Saint-Paul de Jarrat, à Mercus, à Orlu ou à Tarascon.
Les archéologues et les historiens des voies de communication ont noté une constante : la plupart des grandes voies antiques ont utilisé des
crêtes en évitant au maximum la traversée des rivières. Il est possible que le fait de construire un édifice sur un cours d’eau ait provoqué des craintes superstitieuses
liées à la croyance en des génies des Eaux plus ou moins favorables. Et le tribut à payer au Diable,
seul capable d’enfreindre le tabou, pourrait nous remémorer l’existence d’anciennes offrandes destinées à calmer
ces divinités. Le jet de pièces de monnaie dans les gués relève de la même mythologie, l’argent
représentant un succédané de ces offrandes et l’archéologie a confirmé la longévité de
ces pratiques.

MUSEE
DU PALAIS DES EVÊQUES tél. 05.61.04.81.86
Ancien évêché du
Couserans, Saint-Lizier abrite un musée ethnographique dans le cadre superbe du palais des Evêques. La collection Jacques
Bégouen et la Chaubet Mader sont présentées. La réhabilitation de cet ensemble bâti a permis de
regrouper une grande partie de l’histoire de l’Ariège. Période d’ouverture :
- de juillet à août, tous les jours de 10H à 12H30 et de 14H à 18H30.
- d’ avril à juin et de septembre à octobre, tous les jours sauf le lundi, de 14H à 17H30.
- de novembre à mars, accueil de groupes sur rendez-vous

AU
PAYS DES TRACES
SARL
Model'Nature
8, route de Miguet
09190 Saint-Lizier
tél : 05.61.66.25.83
Fax : 05 61 66 27 04
email : model.nature.sarl@wanadoo.fr
Site
Internet : http://modelnature.free.fr/site/welcome/index.php?accueil=1
L'Oeil aux Aguets
Rue Neuve
09190 Saint-Lizier
e-mail : oeil-aux-aguets@wanadoo.fr
Activités : Visite guidée, Ateliers, Exposition, Animations,
Sortie terrain
Thème : Environnement, Nature
Découvrez la nature autrement.
Devenez pisteur de la nature et apprenez à identifier les animaux de nos forêts et nos montagnes par l'observation, la recherche d'indices de présences
et le moulage d'empreintes.
Activités pédagogiques : Interventions à la journée ou 1/2 journée à St Lizier ou en vallée de Bethmale.
Sorties Enfants et Adultes.
D'autres formules sont possibles. N'hésitez pas à contacter L'oeil aux aguets.

LE CLOT DE CERIZOLS
A quelques centaines de mètres des remparts de la ville sur la route de Montjoie, un grand mur serpente à travers champs, au lieu-dit le
clot de Cérizols (le trou des Sarrasins). Sur ces lieux court une légende qui se rapporte au temps où les Sarrasins cherchaient à prendre
la ville défendue alors par Saint-Lizier en personne…
Un soir, deux pèlerins se présentèrent à l’une des portes de la ville, la porte du Casse, voisine de la cathédrale, demandant l’hospitalité pour la nuit. Quand le chapelain Antoine
voulut leur ouvrir, la clef qu’il logea dans la serrure se mit à fondre comme cire. A la vue de ce miracle, il alerta saint Lizier. Tandis que les
faux pèlerins disparaissaient dans la nuit en blasphémant, l’évêque remercia Dieu de sa miraculeuse protection. Le matin venu, il monta sur la
plus haute tour de la ville, pour voir si les envahisseurs n’étaient pas revenus dans le voisinage. A ce moment, un aigle qui passait haut dans
le ciel descendit en tournoyant au-dessus d’un ravin, qu’un petit bois masquait à la vue. Dans ses serres, il tenait un glaive qu’il
laissa choir sur le terrain invisible où l’ennemi se cachait. Saint Lizier leva alors les yeux au ciel, étendit la main en direction
du point désigné par l’aigle et prononça une formule d’exécration. Soudain les murailles de la ville tremblèrent,
le bois et le ravin disparurent dans un grondement terrible où l’on distinguait des hurlements sauvages et des bruits d’armes entrechoquées
: les Sarrasins avaient été engloutis dans les entrailles de la terre.
On raconte que tous les cinquante ans, au premier chant du coq, le sol s’entrouvre au clot de Cérozols, tandis que passe un aigle, haut dans le ciel. On
entend alors les malédictions des Sarrasins, qui s’enfoncent chaque fois un peu plus dans l’enfer.
Un mur de soutènement monte du ravin en direction de la route de Montjoie ; il est traversé de lézardes : tous les cinquante ans, une lézarde
de plus s’ouvre dans le mur, tandis qu’une crevasse traverse le chemin.
On a signalé aussi dans le voisinage un tumulus qui renferme le trésor de l’antique cité disparue d’Auria. On dit que, de temps en temps, une chèvre d’or apparaît sur le tumulus et s’évanouit
si l’on s’approche. Pour en avoir le cœur net, des chercheurs de trésor ont ouvert le tertre, en peine perdue.

LA VIERGE DE LA COLLINE DE MARSAN
Aux portes de Saint-Lisier la colline de Marsan doit son nom, au dieu Mars ou à l’un de ses éponymes pyrénéens. Un sanctuaire devait
s’y élever, qui fut remplacé par une chapelle chrétienne : une statue de la Vierge Marie y avait été trouvée
enterrée. Transportée à l’église de Saint-Lizier, elle serait revenue par deux fois sur cette colline
pour indiquer sa volonté d’y être honorée.
Rebâti après les guerres de Religion, le sanctuaire était un des plus vénérés
de la région. L’ancien registre du pèlerinage conservé à Saint-Lizier porte, à la date du
16 mars 1773, mention du passage d’un pèlerin du diocèse de Boulogne-sur-Mer qui a déclaré se nommer Benoît
Joseph Labre. Ce saint du temps de Voltaire était en chemin vers Compostelle.

FESTIVITES
* Les journées gallo-romaines : 2ème
semaine d'août
Sous l'implusion de l'Association "Les Consorani", chaque année Saint-Lizier vous présente
un spectacle SON ET LUMIERE : LES JOURNEES GALLO-ROMAINES.
Sur plusieurs jours, vous êtes invités à une reconstitution de la vie de l'époque dans la cité : spectable, des démonstration aux coutumes de l'époque, dégustation
de vinum rosae, marché artisanal etc...
  Midi-Pyrénées - Ariège
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