SOMMAIRE

SITUATION
HISTORIQUE
LEGENDE DE CURE DE QUERIGUT
STATION DE SKI DE MIJANES

SITUATION

Situé aux confins de l’Ariège et à la limite de l’Aude, le Donezan ou Canton de Quérigut est l'un des cantons les plus petits et les moins peuplés de France. Le canton de Quérigut abrite 7 villages à l'architecture typique : Quérigut (actuel chef lieu de canton), Mijanes, Rouze, Le Puch, Artigues, Le Pla, Carcanières. Ce "pays" de montagne dont l'altitude va de 750 à 2546 m possède une faune une flore qui y sont remarquables. L’espace couvert de forêts et de lacs lui vaut le titre de Québec Ariégeois.

HISTORIQUE

Les premières occupations humaines en Donezan remontent à la fin de la préhistoire et sont connues par un ensemble de sites qui n’ont pas tous été fouillés. Par la suite, le Donezan apparaît dans les textes en 844 avec la mention de l’ancienne église de Saint Félix, près de Quérigut.
Les évènements de cette période se confondent avec l’histoire des forteresses de Quérigut et surtout d’Usson. Le pays où terre du Donezan a d’abord appartenu aux comtes catalans qui le cédaient en « gérance » à la famille de So et d’Alion. Les seigneurs d’Alion prétendaient au titre de vicomte mais en 1208, la « gestion » du domaine et de ses forteresses est donnée au comte Raymond-Roger de Foix, qui devient alors vassal du roi d’Aragon, héritier des comtes catalans. Les possessions avaient été ainsi reprise à leur seigneur d’origine, Bernard d’Alion par le roi II d’Aragon, suite à son refus de respecter les droits féodaux.

Bernard d’Alion et son frère Arnaud d’Usson se rallièrent aux croisés, puis en 1226, Bernard d’Alion fit hommage à Louis VIII de France. En 1235, il épouse la sœur de Roger-Bernard II de Foix, Esclamonde. Elle devint plus tard parfaite et portait tout l’héritage cathare de sa maison. Les témoins du mariage étaient des croyants et des faidits. En 1244, Bernard d’Alion et son frère tentèrent de secourir Montségur en faisant entrer un routier catalan avec 25 sergents, dans la place assiégée. En 1258, Bernard d’Alion fût brûlé pour hérésie à Perpignan devant Jacques d’Aragon.

Les comtes de Foix, dans le courant du XIVème siècle, possèdent le Donezan en toute propriété ; ils vont le conserver jusqu’en 1789 puisque qu’Henry IV le ralie à la France par la couronne royale… Le Donezan est administré pendant toute cette période comme l’est un domaine privé : un châtelain réside à Usson, un bayle à Quérigut ; ils gèrent tous les deux les intérêts du seigneur souverain.
En 1659, grâce au Traité des Pyrénées, le Donezan voit les aménagements de la route royale et des constructions de ponts. En 1709 il restait encore une poignée d’hommes autour d’un simple sergent pour garder les châteaux d’Usson et de Quérigut.
En 1711, Jean-Louis d’Usson marquis de Bonnac et seigneur de Bonrepos achète les droits sur le Donezan et les deux forteresses que le roi Louis XIV lui demande de réparer.

Après la révolution jusqu’à nos jours, le pays a connu les mêmes problèmes que l’ensemble du monde rural montagnard : isolement géographique, exode consécutif à une pauvreté accrue par une explosion démographique importante. Après avoir frôlé la mort par disparition de sa population, le Donezan amorce aujourd’hui un virage économique en développant entres-autres, les activités liées au tourisme.
Le village de Quérigut est resté le plus gros bourg du pays. Il est dominé par les dernières ruines du château féodal qui date des XIIème et XIIIème siècles et dont il ne reste aujourd’hui qu’une tour de l’ensemble castral qui était aussi important que celui d’Usson. Les habitants étaient bien souvent les premiers touchés par les nombreuses invasions venues d’Espagne au cours des siècles mais nous ne savons toujours pas pourquoi on a construit une seconde forteresse si près du château d’Usson. Etait-elle destinée à protéger le sud du pays des invasions catalanes ? Toujours est-il qu’un village s’est développé autour, les populations qui résidaient alors à Saint Félix, hameau proche de Quérigut et très ancien (844), ont migré au pied du nouveau château.

LE CURE DE QUERIGUT

Sous l'ancien régime, le village et le château de Quérigut se trouvaient au centre d'un Etat indépendant qui était alors le Donezan. Les franchises du pays, garanties par les comtes de Foix, l'avaient été par leurs successeurs, les rois de France. Les communes formaient des consulats qui s'administraient eux-mêmes. Ces consulats nommaient un syndic placé à la tête de l'administration du pays. Deux fois par an, le juge mage, celui de Foix d'abord, celui de Pamiers ensuite, venait dans la vallée de Quérigut pour régler les différends; le souverain seul pouvait trancher en appel.

Ce régime républicain remontait aux plus anciennes traditions du pays. Mais Louis XIV, oublieux de ces privilèges, renonça à la seigneurie directe pour la vendre au marquis de Bonnac, et celui-ci supprima le rôle du juge mage pour créer une charge de juge souverain. La révolution balaya le seigneur et le juge.

Le village de Quérigut fut également célèbre, au milieu du XIXe siècle, pour son curé: païen et chrétien à la fois ! Le dimanche des Rameaux, il se passait alors des choses extraordinaires. Quand, à l'église de Quérigut, le curé se trouvait à la porte de la sacristie pour aller à l'autel bénir les rameaux, une troupe d'ombres dansait à la source de la Bentaiolle en se tenant par la main. Le curé distribuait les rameaux à ses fidèles, la source offrait une eau plus belle que l'argent. La procession sortait de l'église, alors les ombres faisaient une ronde sur le pré qui entoure la source.

Lorsque la procession arrivait dans Quérigut l'eau jaillissait de plus belle, jaune comme de l'or. Les ombres se serraient en se tenant par le bout des doigts, elles frappaient du pied. Le curé de Quérigut arrivait à la porte de l'église et prenait la croix avec le long manche, les ombres dansaient toujours autour de la source.

La procession terminée, les ombres disparaissaient dans la nature et l'eau redevenait claire.
Des habitants du village racontaient que le curé donnait rendez-vous à une fée sur une montagne des environs. Ensemble, ils se mettaient à danser au soleil et à boire du vin.

Un jour le diable voulut voler l'âme du curé peu ordinaire. Celui-ci l'amena au sommet d'une montagne et la fée transforma le démon en un vieux bouc. Le curé et la fée étaient plus forts que le diable.
Dans cette région, paganisme et christianisme faisaient bon ménage pour lutter contre le mal.

STATION DE SKI DE MIJANES
e-mail : station@donezan.com

A quatre kilomètres du village de Mijanès, sur les flancs de la montagne de Canrusc entre 1500 et 2000 m d’altitude, la station de ski de Mijanès-Donezan est une véritable alternative aux grosses stations avoisinantes. Sa vocation est plutôt familiale mais elle attire de plus en plus les amateurs de nature.

Location de ski : + de 500 paires de ski alpin (paraboliques, semi-paraboliques et haut de gamme), 100 équipements de ski de fond, des surfs, boots, luges et raquettes. Location de casques pour les enfants.

Garderie : accueille les enfants de 3 mois et jusqu’à cinq ans révolus. (Samedi, dimanche et vacances scolaires, 9h-12h et 13h-17h).

Ecole de Ski : cours individuels et collectifs tous niveaux, parc à neige pour les petits.
Période d’ouverture : du 15 décembre à mi-mars selon enneigement, de 9h à 17h.

Midi-Pyrénées- Ariège