Pamiers

La ville aux trois clochers

SOMMAIRE

PRESENTATION
HISTORIQUE
PAMIERS ET LA RELIGION
VISITE DE LA VILLE
LE JARDIN MEDIEVAL DE CAILLOUP
FÊTES ET FESTIVALS

PRESENTATION

Située en lisière de la plaine fertile, Pamiers est la cité la plus importante de l’Ariège et la capitale économique du département. Alors que Foix connaît une activité essentiellement administrative. Pamiers est une ville commerciale et industrielle, dont l’usine métallurgique de pointe Fortech (pièces de gros tonnages, superalliages) fut crée en 1817. Le laboratoire de recherche Maestria, quant à lui, est spécialisé dans la fabrication de peintures pour l’aéronautique et l’aérospatiale.

Le patrimoine Appaméen témoigne du passé glorieux et florissant de la ville et de sa prospérité au Moyen-Âge : clochers, tours, maisons à colombages et tout particulièrement les canaux ceinturant le centre-ville, qui alimentaient en eau les nombreux moulins, tanneries et teintureries.

 

HISTORIQUE

Pamiers est très ancienne. Née du contact entre la montagne et la plaine, traversée par l’Ariège et frangée d’une ceinture verte au relief modeste, Pamiers a toujours exercé une attirance particulière sur les voyageurs qui s’y sont arrêtés. Déjà en 1388, Froissart vantait les charmes de cette cité : «moult séduisante».

De plus, construite sur un site facile à tenir, point de passage obligé pour des relations rapides entre l’Atlantique et la Méditerranée, riche en eau et en terres, Pamiers a rapidement fixé les populations. Des présences successives ont été relevées sur les hauteurs de la ville : coteaux du Terrefort (Vicaria), buttes du Castella et du Calvaire, rives de Saint Jean.

La légende veut que lorsque les Wisigoths s’installent dans notre région au début du Vème siècle, le roi de Toulouse, Théodoric 1er, laisse à un de ses fils, Frédéric, une portion de territoire qui prend le nom de «domaine de Frédéric» ou «Frédélas» (l’actuelle Pamiers). Le fils de Frédéric, Antonin, se convertit au catholicisme et évangélise le pays. Il est assassiné par les Wisigoths restés Ariens (507). Sur l’emplacement de son martyre est fondée l’abbaye Saint Antonin citée pour la première fois en 961.

Par la suite, Pamiers doit son développement à la puissante abbaye qui s’entoure d’une petite bourgade. Les liens de la Communauté indépendante avec les comtes de Foix se resserrent par une succession d’actes de paréage. Il faut attendre 1111 pour qu’un accord sous forme de paréage, soit conclu entre l’abbé Isarn et le comte de Foix, Roger II. Dans cet acte le nom de Pamiers est donné au seul château bâti sur la butte du Castella (castrum Apamie, d’Apamée en Asie Mineure). Selon une tradition controversée, le nom de Pamiers viendrait du comte Roger II de Foix qui, lors des Croisades, aurait ramené des reliques trouvées près d’Apamée, ville de Syrie centrale. D’autres rappellent plutôt que, après la grande inondation de l’Ariège qui, au XIè siècle, envahit l’abbaye et l’ancienne ville de Frédelas, les abbés transportèrent leur résidence sur la rive droite du fleuve et invitèrent les habitants à construire de nouvelles demeures. Le terrain étant compté à l’aide d’une mesure appelée pam (empan), la cité fut désignée sous le nom de «ville des pams», Appamée.

Le nom «Apamée» devenu plus tard «Pamiers», a été donné au château avant de l’être à la ville dans le courant du XIIème siècle. Ce siècle est celui du premier développement de la ville mais les seuls témoins lapidaires de cette période de prospérité sont l’abbaye de Cailloup (Mas Vieux) et les portails romans de l’église du Mercadal (la cathédrale) et de Notre Dame du Camp (ce dernier remanié au XIXème siècle). Même la crise du catharisme n’entrave pas cette croissance. Pamiers, fief de l’orthodoxie est récompensée de sa fidélité par le pape Boniface VIII qui crée l’évêché de Pamiers en 1295. Les abbés sont donc remplacés par les évêques de Pamiers au XIIIè siècle.

Une autre conséquence de la Croisade contre les Albigeois : l’installation dans ses murs des ordres monastiques chargés de lutter contrel’hérésie : Dominicains (rue des Jacobins), Franciscains (place des Cordeliers), Carmes (rue des Carmes) et Augustins (Loumet).

Six quartiers, dont l’existence est attestée dans les armoiries de la ville, porteront jusqu’au XVIIè siècle le nom de panh (du latin pannum = morceau) ; la confusion avec pam se serait opérée à la fin du XVIIIè siècle, et le –s final «provient très certainement d’un pluriel Apamias, imposé par la langue ecclésiastique qui a aligné la forme sur celle des noms de peuplades gallo-romaines» (François Baby) et se retrouve dans la forme occitane Pamias.

Le support économique n’est pas moins important : dotée d’un riche terroir et d’une main d’œuvre abondante, Pamiers favorise un commerce actif dont les produits de base sont les draps et le vin. Renommé jusqu’à la Cour du roi de France, également vendu aux Anglais à Bordeaux le vin était embarqué sur l’Ariège alors navigable, à partir de Pamiers, au port du jeu du Mail.

Cette prospérité du Moyen Age est gravée dans le décor urbain avec les maisons à colombages, les clochers, les tours de défense, ainsi que les canaux dérivés de l’Ariège qui alimentaient en eau les moulins tout en assurant la défense de la ville. Pendant l’épisode douloureux des guerres de religion, Pamiers souffre de coups terribles portés par les deux parties et il lui faut plusieurs décennies pour retrouver son lustre antérieur.

Sous l’administration des Consuls et sous la direction des grands évêques tels Monseigneur du Caulet (1645-1680) qui s’oppose à Louis XIV dans l’affaire de la Régale, ou encore Monseigneur de Verthamon (1693-1735), d’importants chantiers sont alors ouverts : églises à rebâtir, palais épiscopal (Mairie), présidial (palais de justice).

En 1789, Pamiers est une ville florissante de 5000 habitants. Mais la période révolutionnaire lui porte un coup terrible : elle perd son siège épiscopal, son présidial. Pamiers n’est plus qu’un chef-lieu d’arrondissement alors qu’elle espérait prendre la direction du département de l’Ariège créé en 1790.
Elle reporte alors son énergie et ses moyens dans la révolution industrielle naissante : en 1817 est créée l’usine métallurgique qui devient, dès le XIXème siècle, le «moteur» de Pamiers.

Enserrée dans ses canaux, Pamiers se forge un avenir qu’elle entrevoit serein à l’image de son développement démographique ou de la réussite de quelques-uns de ses fils au premier rang desquels figurent Gabriel Fauré le délicat musicien et compositeur dont le lycée de Foix porte le nom et Théophile Delcassé, journaliste, député, ministre de la IIIè République.

Après les dures secousses de la première moitié du siècle, Pamiers repart de l’avant, sa population toujours accrochée à la terre, bien que son cœur batte de plus en plus au rythme de ceux de l’usine et d’un commerce omniprésent.

PAMIERS ET LA RELIGION

Pendant quelques siècles, l’histoire de la ville fut étroitement liée à celle des religions.

Dès le XIIIème siècle, les deux pouvoirs, civils et religieux, se disputent la mainmise sur la cité, l’un soutenu par le roi Philippe III, l’autre par le pape Boniface VIII. Un siècle plus tard, l’Inquisition y fait son entrée quand l’évêque Jacques Fournier est placé à sa tête. Celui qui deviendra Benoît XII, bâtisseur du palais des Papes à Avignon, fit montre de toutes les qualités de fermeté que demandait l’Eglise à son tribunal spécial.

Dans la seconde moitié du XVIème siècle, Pamiers va vivre des heures sanglantes avec la Réforme, les Huguenots se rendant coupables de nombreux autant qu’odieux massacres. Ils prendront la ville en 1576, la saccageront et la décrèteront république indépendante. En 1628, elle sera reprise par Condé et les protestants à leur tour seront massacrés et pendus.

VISITE DE LA VILLE

De la butte du Castella (site inscrit)- ancien castellum romain relevé par les comtes de Carcassonne et démoli en 1629-, on jouit d’un beau coup d’œil sur la ville, dite «aux trois clochers».

Le centre de la ville

La place centrale est pavée en marbre du pays et possède sa fontaine.

La cathédrale :

C’est l’évêque de Couserans, Gabriel de Saint Esteven, qui consacra, il y a trois cent ans, la cathédrale relevée de Pamiers parce que le siège était vacant du fait du conflit de la Régale ; elle n’était pas née cathédrale mais simplement église du quartier du Marché (le «Mercadal»), siège d’un pouvoir religieux du comté de Foix, mais aussi des déchirements des guerres civiles qui la laissèrent en ruine et des conflits engendrés par la forte personnalité de ses prélats.

L’église Saint Jean Baptiste et Saint Jean l’Evangéliste, devenue Notre Dame au XIVème siècle, fut la première église séculière de la ville qui se bâtit au XIIème siècle au pied du château du comte et abbaye s’en partageant la seigneurie.

De l’édifice du XIIème, seul subsiste le portail roman orné de chapiteaux historiés représentant des scènes bibliques et le martyre des deux premiers patrons.

Eglise de la ville, Notre Dame du Mercadal était au cœur de la vie appaméenne : tous les comtes de Foix, à leur avènement, y vinrent jurer de respecter les privilèges de la cité, reconnaître les droits de l’abbé et recevoir le serment de fidélité des habitants. C’est en ces murs que le comte Roger Bernard dut se réfugier lors de l’émeute populaire de 1266, c’est du haut de sa chaire qu’était proclamés chaque année, le mardi de Pâques, les nouveaux consuls et que fut solennellement restitué en 1391 un consulat longtemps confisqué.

Malgré son importance et celle de Notre Dame du Camp, sa presque contemporaine, l’abbaye Saint Antonin, érigée en évêché en 1295, réservait à son église du Mas l’exercice des sacrements paroissiaux.

Les Appaméens protestèrent longtemps contre cet état de chose qui les obligeait à un trajet dangereux en temps de guerre et en hiver. Ils furent soutenus par Jacques Fournier, l’évêque et inquisiteur (1317-1326) qui allait devenir le pape Benoît XII, plus soucieux de ses ouailles que ses prédécesseurs. Il baptisa lui-même au Mercadal et au Camp et les Appaméens finirent par obtenir en 1343, moyennant compensation financière, le statut sinon le titre d’église paroissiale pour leurs deux églises principales.

Au XIVème siècle, on entreprit d’agrandir et de renforcer l’église du Mercadal : on éleva le clocher, inspiré de celui des Jacobins de Toulouse, qui ne reçut son dernier étage qu’en 1426. L’édifice vit son importance spirituelle croître avec les troubles du XVème siècle : guerre de Cent Ans, guerre de succession de Navarre (1483-1493) et surtout guérilla menée autour de la ville par Barthélemy d’Artigueloube, candidat longtemps rejeté à un siège épiscopal en schisme pendant un siècle (1424-1524).

Tout ceci amena pillages et destruction de la cathédrale et des bâtiments du Mas Saint Antonin et firent choisir souvent Notre Dame du Mercadal comme lieu des offices épiscopaux les plus solennels et surtout comme abri des reliques de Saint Antonin.

En 1475, les consuls la considéraient comme cathédrale car «là où est le corps de Saint Antonin, là est la cathédrale, comme là où est le pape, là est Rome».

Appuyés par la reine de Navarre, ils obtinrent du pape en 1485 le transfert du siège cathédral au centre de leur ville ; il faudra attendre 1544 cependant pour que, les réticences de l’évêque et du chapitre enfin vaincues, la mesure prenne son effet. L’église du Mercadal devenait cathédrale, mais à titre provisoire, un édifice plus grand et plus beau devant être construit par les évêques à l’avenir.

Les guerres civiles empêchèrent la réalisation du projet. Attaquée dès 1557, sous domination réformée de 1561 à 1566 et à partir de 1576, Pamiers fut le lieu d’émeutes répétées, qui ne laissèrent pas debout une seule église, à l’exception des clochers, précieux éléments de défense.

Le conseil de la ville refusa tous les édits de pacification (1598) et l’évêque ne put dire sa première messe, en août 1599, sous la voûte du clocher du Mercadal, seul «toit» possible, qu’après intervention des commissaires royaux. L’exercice du culte catholique était cependant très précaire et les églises ne purent être relevées avant la reprise des guerres en 1615.

Pamiers connut cette fois deux sièges et deux occupations militaires (1626, 1628), et lorsque l’évêque Henri de Sponde rentra enfin, après des années d’exil, il ne trouva qu’une «figure de ville» ! Pour lui-même et son successeur, François Etienne de Caulet, la reconstruction des églises et en tout premier lieu de l’église cathédrale fut un lourd souci à côté de celui de la restauration morale du clergé et des paroissiens. Evêque, chanoines, ville de Pamiers, Etats de Foix, paroisses du diocèse, tous se renvoyaient le financement …

Après les travaux de démolition et d’arasement, les travaux de construction semblent avoir commencé vers 1662 et furent en permanence ralentis par le manque d’argent. Interrompus par le conflit de la Régale qui opposa violemment le rigoureux Caulet puis ses disciples jusqu’en 1693 à Louis XIV, ils ne reprirent qu’en 1685 sous ‘impulsion de l’abbé de Camp, administrateur du diocèse pendant les schismes, pour aboutir à la consécration du 9 janvier 1689.

Entre temps, bien qu’inachevée, la nouvelle cathédrale avait reçu la sépulture, en 1680, de son illustre constructeur; une foule tellement nombreuse l’accompagna que l’on craignit pour les échafaudages. L’édifice, à une seule nef, est simple et majestueux : l’abbé du Camp y fit poser des boiseries intérieures, l’évêque de Verthanon, qui s’illustra par sa défense du jansénisme (1693-1735), la dota des tapisseries, tableaux et orfèvreries qui devaient lui rendre son caractère prestigieux et son archidiacre la dota en 1777 d’un grand orgue provenant de la Daurade de Toulouse. La révolution réserva la cathédrale et l’église du Camp au culte constitutionnel mais les fidèles allaient en foule aux offices.

Déchue de son rang de cathédrale par la suppression du diocèse en 1801, l’église du Mercadal renoua avec les fastes d’antan en retrouvant un évêque le 1er septembre 1823.

Le clocher a connu une restauration complète en 1996-1997. Le carillon fait de 49 cloches Paccard, 4 octaves, a été refait en 1989-1994. L’orgue a entièrement été reconstruit en 1991. Classée Monument Historique le 9 août 1906.

Le Carmel.

Il fut fondé en 1648, lorsque les sœurs de l’ordre de Sainte Thérèse d’Avila vinrent d’Auch pour s’installer à Pamiers. Les bâtiments claustraux datent de la fin du XVIIème siècle. La superbe charpente et les belles boiseries sont liées au souvenir du marquis de Gudanes qui fit couper dans ses forêts et descendre par flottaison jusqu’à Pamiers tous les arbres nécessaires à la construction du couvent où sa fille fut religieuse de 1707 à 1784.

La chapelle fut construite au XVIIIème siècle. Son aménagement intérieur répond à l’idée d’une ascension mystique : on s’élève par rampes, degrés et paliers successifs jusqu’à l’autel situé à hauteur des cellules.

La tour carrée que l’on peut remarquer de l’extérieur était à l’origine le donjon construit par le comte de Foix, Roger Bernard III en 1285. En 1297, la tour fut donnée à l’évêque, d’où son nom. Elle sera cédée au Carmel à la fin du XVIIIème.

Les bâtiments du Carmel furent utilisés comme prison sous l’Inquisition et pendant la révolution.

Le Clocher des Cordeliers.

Elevé seulement en 1512, il reproduit celui des Cordeliers à Toulouse. L’église des Frères Mineurs ou Franciscains existait avant 1374, elle fut détruite par les Réformés au printemps 1562 et reconstruite au XVIIIème siècle.

Le palais de Justice.

Au Moyen Âge, à son emplacement se trouvait le Trentat, c’est à dire la maison commune où se réunissaient les élus de la ville.

Puis ce fut le siège du Palais du Présidial (créé en 1663) qui était un tribunal de Première Instance, intermédiaire entre le Parlement de Toulouse et les justices municipales, royales et seigneuriales.

Le premier palais commencé en 1665 resta inachevé. Trop exigu, il fut reconstruit et les travaux terminés en 1777. Ce nouveau palais du XVIIIème siècle abrite aujourd’hui le Tribunal de Première Instance. Le fronton portait des fleurs de lys martelé sous la Révolution.

La tour de la Monnaie.

Près de l’entrée du collège Rambaud, se trouve une tour qui flanquait un bâtiment démoli depuis lors et où le comte de Foix ; Jean 1er créa un atelier monétaire en 1419.

Les monnaies frappées à Pamiers furent surtout des pièces de cuivre appelées «Guilhem» car elles assuraient la solde des troupes qui affrontaient le prince Guillaume d’Orange.

Mais en 1422, Charles VII ordonna l’arrêt immédiat de l’atelier.

Au siècle suivant, Henri IV décide la translation à Pamiers de l’atelier monétaire de Toulouse pour punir le Languedoc devenu ligueur. Or en 1596, l’Hôtel des Monnaies de Toulouse est à nouveau ouvert. Seule la tour garde le souvenir de ces épisodes.

La Porte de Nerviau.

Anciennement del Nog (noyer) puis de la noche. Situé près de l’actuelle mairie, ce porche, seul témoignage de pierre et de brique de l’enceinte fortifiée, séparait les quartiers de Coseran et du Mercadal.

Il a subi un dernier remaniement à la fin du XVème siècle, époque où s’y trouvait une tannerie découverte en 1980.

L’église Notre Dame du Camp.

Elle fut construite à la fin du XIIème siècle, hors des murs de la ville, d’où son nom Notre Dame des Champs.

D’après la légende, Sainte Natalène fut ensevelie à cet emplacement.

Au XIVème siècle, en raison de l’accroissement considérable de la population, cette église romane trop petite fut agrandie et on éleva une façade crénelée surmontée de deux tourelles servant de poste d’observation.

En 1466, elle fut érigée en collégiale sous le patronage de la Vierge, de Saint Caïs et de Saint Alexandre.

Entre 1540 et 1542, les consuls de la ville firent ériger «l’aiguilhe» du clocher qui présentait donc un aspect différent de celui que nous lui connaissons aujourd’hui. Elle fut détruite par les Huguenots en 1577 à l’exception du clocher et reconstruite au XVIIème siècle. Le portail reconstruit en 1870 est classé. On peut admirer à l’intérieur des objets classés :

- une toile toulousaine du XVIIème siècle : Sainte Natalène;
- une toile française du XVIIIème siècle : la Cène;
- dans la chapelle du Sacré Cœur, un autel bas relief Agneau Pascal, bois doré fin XVIIIème siècle ;
- partie instrumentale de l’orgue, œuvre des facteurs Poirier et Liebernecht (1859-1860). L’orgue a été restauré en 1978. Carillon de 21 cloches.

Bibliothèque Municipale

Au XIVème siècle, maison fortifiée avec tour et mur d’enceinte crénelés, verger et chapelle, elle servait de résidence au comte de Foix lorsqu’il venait à Pamiers et appartenait à Pierre Fléquier, le premier grand bourgeois de la ville : notaire, syndic, procureur du comte de Foix et son bailleur de fonds.

Au début du siècle elle était la propriété de Pietevin de Saint André puis de monsieur du Chalonge.
Par délibération du conseil municipal du 16 août 1902, il fut décidé d’y installer les services de la mairie. Ce fut fait le 1er juin 1903, le docteur Eugène Soula était maire, Messieurs Verdenet et Nadal adjoints. Après son transfert place du Mercadal, l’immeuble devint bibliothèque municipale.

La Tour des Augustins.

Très certainement un vestige du mur d’enceinte de l’enclos du couvent des Augustins qui s’installèrent avant 1315 au faubourg de Loumet.

Le lycée.

Ancien séminaire construit par Monseigneur de Caulet (XVIIème siècle).

L’Evêché.

Ancienne propriété de la famille Du Chalonge et de proches collatéraux, les de Falentin de Saintenac. Palais épiscopal depuis 1916. Les autres évêchés furent : le Mas Saint Antonin, l’Espace du Grand Soleil et l’actuelle Mairie.

La Mairie

Evêché construit au XVIIème siècle par Monseigneur de Caulet et terminé par Jean Baptiste de Verthamon dont on peut lire les initiales entrelacées au sommet de la grille d’entrée.

A la Révolution, y furent installées la première mairie de la ville et la sous-préfecture. E, 1823, ce bâtiment redevient l’évêché, puis après la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui, en 1913, le cède à la ville.

En 1920, la mairie le vend à la Banque de France et en 1975, la ville de Pamiers rachètele bâtiment pour y installer sa nouvelle mairie (1980).

LE JARDIN MEDIEVAL DE CAILLOUP

Le site de l’abbaye de Cailloup (IXème siècle), située au Mas-Vieux Saint-Antonin, au-dessus de Pamiers, reprend vie au fil des ans, grâce à de nombreux bénévoles passionnés par le patrimoine historique et archéologique de la capitale de la Basse Vallée de l’Ariège. Après des actions de réhabilitation des bâtiments de l’ancienne abbaye du Mas Saint-Antonin et l’aménagement d’un sentier de randonnée, c’est un jardin médiéval qui va prochainement voir le jour.

Les préparatifs de plantations ont d’ores et delà commencé, grâce aux élèves du lycée agricole de Pamiers, venus prêter main forte bénévolement au personnel de la communauté de communes, le tout sous l’œil expert de Louis Claeys, l’initiateur du projet en tant que président de l’association Cailloup Saint-Antonin. Le jardin est dessiné à la française, c’est-à-dire en damiers soigneusement ordonnés. Pour l’instant, seuls les contours du jardin sont tracés, à l’aide de branches de noisetiers ; les plantations proprement dites seront effectuées au printemps. Sauge, basilic, armoise, absinthe, mélisses, fleurs et plantes encore connues au complètement tombées dans l’oubli feront le plaisir des promeneurs de plus en plus nombreux à apprécier cette balade au milieu des près, à deux minutes du centre ville de Pamiers.

FÊTES ET FESTIVALS

* Festival latino-américain : mi-juillet

Sur trois jours : spectacles folkloriques et groupes salsa et flamenco en soirées. Village artisanal, village gourmand. Stages salsa et flamenco, grand carnaval en parade lumineuse, feu d'artifice.

Renseignements :

Office du Tourisme
Boulevard Delcassé
09100 PAMIERS
Tél. 05 61 67 52 52
Fax 05 61 67 22 40


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