SOMMAIRE

HISTORIQUE
L’EGLISE NOTRE DAME DE VIC
L’EGLISE PAROISSIALE
PELERINAGE DE NOTRE DAME DU POUECH : 8 septembre.
L’OURS DES PYRENEES
LEGENDE : L’OURS ET LE SEIGNEUR
CONFITURE ARTISANALE DES PYRENEES DANIEL BOUDET
LE CHÂTEAU DE MIRABAT ET CELUI DE LA GARDE

HISTORIQUE

Au sud-est de Saint-Girons dans le département de l'Ariège, le canton d’oust s’étale sur les vallées du Salat, de l’Alet et du Garbet avec ses sept communes dont Oust est le chef-lieux : Oust, Aulus, Ercé, Seix, Couflens, Sentenac, Soueix.

La petite cité d’Oust est connue depuis l’antiquité et les romains s’étaient installés dans la région comme en témoigne quelques noms de village : Oust (Augusta), Vic d’oust (Vicus…)…

AU XIXème siècle, Oust connait une intense activité artisanale et industrielle: deux forges à la catalane, son "Bocard" qui traitait du minerai, des moulins à grains, une usine de pierre à faux et aussi plusieurs fromageries. Comme les villages environnant, Oust était aussi la patrie des montreurs d’ours !

L’EGLISE NOTRE DAME DE VIC

L’église est reconnaissable à son clocher-mur et son chevet à abside et absidioles.

Notre-Dame est en bois polychrome, du XIème siècle, placée au niveau du retable.

L’église est mentionnée au comme prieuré XIIIème siècle.

A l'intérieur on peut y admirer un décor peint au XVIe siècle où sont représentés des dizaines de caissons recouverts de motifs floraux et de têtes de chérubins aux couleurs vives.

Cette église fut au cours des siècles passés, l’objet d’une grande vénération, même pour les populations des vallées voisines.

A la fin du XVIIIème siècle, l’église très délabrée fit l’objet de réparations importantes.

Placée sous le vocable de l’Assomption, elle fut classée monument historique le 16 août 1921.

L’EGLISE PAROISSIALE

L’église paroissiale, quant à elle, date du XIXème siècle. Elle renferme un reliquaire en argent du XVIème siècle et un chœur baroque.

PELERINAGE DE NOTRE DAME DU POUECH : 8 septembre.

Depuis 1854, tous les 8 septembre, la population d’Oust et des environs rend grâce à la Vierge en souvenir d’une épidémie de choléra

L’OURS DES PYRENEES

Dans un environnement préservé où la nature généreuse, la sérénité des paysages, des collines doucement bombées couvertes de prairies et de forêts s’éternisent, les habitants d’Oust comme à Ercé ou Ustou exercèrent longtemps le métier d’oussaillès, montreurs d’ours. Comme le berger, le belluaire fut longtemps l’un des personnages les plus marquants des Pyrénées. Dominant les plantigrades, qui étaient considérés comme des animaux quasi mythiques, ils jouissaient d’un grand prestige. Véritables mages, ils intervenaient pour guérir des maladies ou protéger les poulaillers (en promenant leurs ours autour).

Coiffés d’un large béret, ils parcouraient les chemins du piémont et de la plaine, en allant de village en village. Leur arrivée dans un bourg était un événement qu’ils avaient l’art de sacraliser en exécutant un rituel quasi immuable. Ils laissaient les enfants s’attrouper autour d’eux, puis ils s’adressaient à l’animal en l’appelant par son nom…

Loin de se limiter aux seuls pays du Sud-Ouest, les montreurs d’ours ariégeois ont parcouru toutes les régions de France et d’Europe. Quelques-uns uns émigrèrent en Amérique, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Gaston Phébus avait un frère qu’il aimait beaucoup. Malheureusement, ce dernier était atteint d’une étrange maladie. Il se levait chaque nuit, armé jusqu’aux dents, et poursuivait des ennemis imaginaires.
Personne ne put dire quelle était la cause de ce mal bien étrange. La dernière fois qu’on s’en aperçut, c’était la nuit qui suivait une chasse à laquelle il avait participé. Messire Pierre avait poursuivi un ours d’une taille gigantesque. Cet ours avait déjà tué quatre chiens et blessé plusieurs autres. Ceux qui restaient n’osaient plus l’approcher. Sire Pierre entra dans une violente colère, et tirant son épée, attaqua avec une folle bravoure l’animal.
La lutte fut longue et acharnée.
Finalement le seigneur vint à bout de l’animal. Il revint à son château et fit porter l’ours comme trophée de sa victoire. Il fut déposé dans une grande salle du château, et tous les chevaliers des alentours vinrent admirer sa taille gigantesque.

La comtesse de Biscaye, l’épouse du seigneur, vint à son tour regarder l’ours ; mais à peine l’eut-elle vu qu’elle tomba en pâmoison. Les valets la ramenèrent dans sa chambre. Dès qu’elle retrouva ses esprits, elle appela son mari pour lui annoncer son départ :

- Monseigneur, je me sentirai pleinement guérie lorsque je me serai rendue en pèlerinage à Saint-Jacques. Donnez-moi la permission d’y aller.

Messire Pierre accorda bien volontiers la demande de son épouse. En vérité, la comtesse de Biscaye se rendit chez son cousin le roi de Castille, et fut si bien reçue qu’elle y resta.

Gaston phébus voulut comprendre les raisons de cette séparation soudaine. Il fit une longue enquête et apprit finalement de la bouche d’un vieux chasseur l’histoire suivante :

Jadis, le père de la comtesse avait rencontré le même ours dans une chasse, et comme il le poursuivait avec ardeur, il entendit une voix lui dire :
- Tu me chasses ; mais tu mourras bientôt.

Il chercha autour de lui, et n’aperçut aucun être humain. L’ours parlait et connaissait l’avenir de ses poursuivants. La fatale prédiction ne manqua pas de se réaliser. Le père de la comtesse fut assassiné par le roi Pierre le Cruel. Aussi, lorsque l’épouse de Pierre reconnut l’ours maudit, elle ne douta pas un seul instant qu’un grand malheur allait également la frapper.
Voilà pourquoi elle se retira chez son cousin.

La malédiction de l’ours se porta sur Pierre qui devint complètement fou.

CONFITURE ARTISANALE DES PYRENEES
Daniel Boudet
COPYR E.U.R.L
Roquemaurel
09140 OUST
Tél. 05.34.14.36.60
Fax.05.34.14.36.69

Daniel Boudet cuit plus de 40 variétés de très bonnes confitures : pommes, poire, noix, quetsche, mûre, toutes préparées traditionnellement et la plupart avec les fruits de nos montagnes. On trouve de très bonnes marmelades et gelées, des nectars de fruits, des coulis de très bonne qualité… Enfin, tout ce qu’il faut pour le plaisir du palais !

Visitez la page consacrée la la confiture artisanale des Pyrénées.

LE CHÂTEAU DE MIRABAT ET CELUI DE LA GARDE

Le château de Mirabat qui domine les vallées d’Oust et seix est considéré par certains spécialistes comme le plus vieux château ariégeois et l’un des plus anciens des Pyrénées. Il aurait succédé à une « tour de feu » construite sur l’ordre de Charlemagne dont la présence est attestée dans différents endroits en Ariège.

Déjà, la route des Pyrénées était surveillée et les deux châteaux (Mirabat et La Garde) auraient été construit là, afin de faire face à une possible invasion des Maures qui passaient d’Espagne par le port de Salau et d’Aréou.

La légende tenace entend dire que ce château et celui de La garde, plus bas dans le vallon, seraient reliés par un souterrain.

Toutefois l’enceinte ovale de Mirabat dont il ne reste que ruines (il aurait déjà été donné en ruines au XVIIème siècle) domine la région et constitue une magnifique randonnée pour de bons marcheurs. Le panorama y est magnifique !

Midi-pyrénées- Ariège