SOMMAIRE
PRESENTATION
LES RECHERCHES HISTORIQUES
LES MEDIEVALES
LA LEGENDE DE “LA DAME DES CARNESSES”
AUTRES FESTIVITES
L’ASSOCIATION “LES CASTELLAS”

PRESENTATION
A l’Est des Pyrénées ariégeoises, le Pays d’Aillon s’étire au pied de la montagne, avant de s’élever jusqu’au
col du Chioula. Sur ce plateau se dresse un mamelon, le mont d’Aillon(tiré de la famille d’Allion ou d’Ailou) qui a donné son nom au château érigé au
sommet, ainsi qu’au village bâti sur le flanc. Ce nom n’est autre que Montaillou, passé à la postérité à la suite des vingt-cinq interrogatoires conduit par l’évêque
inquisiteur Jacques Fournier de 1318 à 1325. Situé à la limite de l’Aude, Montaillou n’est pas un château comme les autres. Ce qui prime ici c’est d’abord l’emplacement
privilégié sur ce haut plateau aux confins de l’Espagne et de la chaîne des Pyrénées, puis la route qui serpente à travers les montagnes et les petits villages
depuis Ax-les-Thermes et, enfin, le charme indescriptible de ces quelques pans de murs qui défient le temps.
Le château existait avant le XIIè siècle et servait de résidence aux seigneurs d’Usson et de Quérigut. Le Pays d’Aillon dépendant directement du comté de Foix,
le château est le siège de l’autorité seigneuriale. Le pouvoir est représenté par deux personnalités. D’une part, le châtelain à qui incombe l’autorité militaire
et le pouvoir de police, d’autre part le bayle qui exerce la justice au nom du comte et est chargé de contrôler et de percevoir les impôts.
Ce
château de Montaillou dont il ne reste aujourd’hui que quelques pans de murs dont la tour carrée dite « le Fort », est resté à l’écart
de la tourmente des croisades albigeoises. Ceci ne veut pas dire que la région n’ait pas été touchée par l’hérésie. Les occupants de Montségur,
site voisin, ont entretenu des relations avec certains habitants de Montaillou et à la fin du XIIIè siècle, les frères Authié parfaits cathares y avaient quelques adeptes.
L’isolement du lieu favorisa le maintien de la doctrine cathare bien des années après la chute de Montségur. Jusqu’au début du XIVè siècle,
on en retrouve des traces dans les registres de l’inquisition car un demi-siècle après la chute de la citadelle de Montségur, celle-ci s’intéresse au bourg
de Montaillou, où s’étaient réfugiés les derniers cathares.
Par deux fois, en 1308 et en 1317, la minutie des interrogatoires que Jacques Fournier évêque de Pamiers et grand inquisiteur, a menés sur les habitants âgés
de plus de 14 ans, a l‘avantage de faire connaître à la postérité les rites, usages et modes de vie assez particuliers de ce village. Le seul concept qui les guidait était
l’ostal, c’est-à-dire la maison, terme comprenant les bâtiments, les habitants et les biens, tous indissociablement liés entre eux. S’appuyant sur ce principe, Jacques
Fournier a pu condamner et priver de ses biens tout un groupe de personnes pour la faute d’un seul homme.
A Montaillou, il ne reste que quelques ruines du château, mais ce village doit sa notoriété nouvelle à la
publication du livre que l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie lui a consacré « Montaillou village occitan ».
Après l’étude des minutes du tribunal inquisitorial de Pamiers, l’auteur présente de façon originale,
les registres d’inquisition qui préparèrent la condamnation des habitants, restés fidèles au catharisme

LES RECHERCHES HISTORIQUES
Dans les années 1970, J. Bergon, aidés de quelques fouilleurs amateurs du village,
obtint de l’État l’autorisation d’effectuer deux sondages à l’intérieur du donjon. Ces
sondages, trop limités, ne livrèrent que peu d’informations. En 1975, suite à la publication de l’ouvrage de Emmanuel Le Roy
Ladurie «Montaillou, village occitan », le village acquiert une notoriété internationale.
L'association «Le Castellas» voit le jour en juillet 1994 . Elle compte aujourd’hui plus d’une
soixantaine de membres : membres d'honneur, membres bienfaiteurs, membres actifs ou adhérents.
En 1996, grâce à l’association «Le Castellas»,
des démarches officielles sont entreprises pour reprendre des recherches sur le site. Après le temps nécessaire à la réalisation des dossiers et à la recherche de l’équipe
d’archéologues, les travaux reprennent en 1998 sous la direction de David Maso. En même temps que la consolidation des murs du donjon de nombreux sondages archéologiques pont été mené pour
retrouver les vestiges de l’occupation médiévale.
Durant l'été 2000 de nombreux historiens et archéologues sont venus à Montaillou participer à un colloque international sur le Moyen Âge.
Les travaux de Jean Duvernoy, d'Emmanuel Le Roy Ladurie ou encore d'Anne Brenon, les études, toujours renouvelées, des interrogatoires menés par l'Inquisition sur les habitants
de ce village au début du XIVe siècle et les fouilles archéologiques dirigées par Jean-Paul Cazes, contribuent à placer Montaillou au premier plan de la scène des recherches médiévales en France.
Un programme de fouilles de 3 années (2000-2002) a été autorisé par
l’État (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées – Service régionalde l’archéologie). Il donnera lieu à 3 campagnes
annuelles de 15 à 21 jours. Ce programme est soutenu financièrement par l'État, le District du Canton d'Ax-les-Thermes, le Département de l'Ariège et le Conseil Régional de Midi-Pyrénées.
Les 3 campagnes de fouilles se feront sous la direction de Jean-Paul Cazes.
La première campagne s'est déroulée du 19 au 30 juin 2000,
- la seconde a eu lieu du 13 au 27 juin 2001.
Depuis quelques années, de l’ important chantier de fouilles réalisé à Montaillou,
les archéologues et les bénévoles soulèvent le voile sur l’histoire et la vie quotidienne de ce petit
village qui a su résister un temps, au début du XIVème siècle, aux interrogations de l’Inquisition.
Du château, il ne subsiste pas grand chose, juste le donjon, les traces de l’enceinte
et du fossé qui le protégeaient. Les fouilles à l’intérieur du donjon ont daté celui-ci du XIIIème siècle, à l’époque
des fortifications exigées par le Comté de Foix. De plus, seule une petite garnison aurait occupé le château
et ce jusqu’à la fin du XVIème siècle. La hauteur du mur d’enceinte dont toutes les pierres visibles
ont été récupérées au fil des siècles par les villageois n’est pas restituable pour
le moment. Quant au fossé qui entourait le château il aurait eu une profondeur de trois mètres et n’était pas rempli d’eau.
Ce château aurait été construit à l’emplacement d’un village originel où toutes les maisons furent détruites. L’une de ces maisons est actuellement en
cours de fouille. Les graines retrouvées à cet endroit devraient nous révéler les habitudes des villageois. Nous savons toutefois que l’étage était bâti
en matériaux périssables comme en témoignent les trous d’ancrage des poteaux verticaux en bois retrouvés dans la roche. Les fragments de poteries et autres objets datent
la maison de la première moitié du XIIIème siècle.
Le village de Montaillou possède deux églises très proches l’une de l’autre :
l’église Saint-André et l’église Notre-Dame, de style roman. Les recherches archéologiques
s’intéressent à un cadastre ancien dit « napoléonien » qui montre deux pôles d’occupation, le plus visible sur
les pentes du château qu’un texte du début du XVème siècle décrit avec trois tours, le deuxième vers l’église romane, ce qui attesterait l’existence
d’un village encore plus ancien que celui mis à jour par les fouilles.

LES MEDIEVALES
Chaque
année depuis 1997 a lieu, au mois d’août, une reconstitution des événements du début du XIVe siècle. Grâce aux bénévoles des
villages de Montaillou, du plateau de Sault, de la Haute Vallée de l’Ariège, les «Médiévales » font revivre les événements tragiques qui se déroulèrent
dans le sud de la France à la suite de la croisade des Français contre les hérétiques cathares.
Chose rare, le spectacle des « médiévales » de Montaillou bénéficie simultanément du cadre
naturel et des descriptions réelles des scènes qui s’y déroulèrent en ce début de XIVe siècle. En 1308 l’Inquisition suspecte d’hérésie
cathare les habitants de Montaillou. Beaucoup seront arrêtés, interrogés, et parfois menés au bûcher. La mise en scène du spectacle s’appuie très fortement
sur la traduction, par Jean Duvernoy, du registre de Jacques Fournier, évêque de Pamiers et grand inquisiteur Historiens et archéologues ont prêté leurs concours aux metteurs en scène
pour respecter aussi fidèlement que possible la représentation de la vie médiévale.
Pour tous renseignements : tel.04.68.30.77.90 Période d’ouverture : en saison tous les jours de 14h à 17h.

Il était
une fois, il y a bien longtemps dans le village de Montaillou, une petite bergère qui gardait ses moutons. Elle était assise, rêvassant, sur une butte lorsqu’elle entendit
soudain derrière elle une voix l’interpeller. La petite bergère se retourne et découvre une jolie jeune femme tout de blanc vêtue entourée, de tous les animaux
de la ferme, à l'exception des volailles.
La petite bergère prise
de panique est prête à s’enfuir lorsque la jeune femme s’adresse à elle d’une voix douce:
- « Ne sois pas effrayée… je suis la Vierge Marie» Rassurée elle s’approche de la dame en blanc pour l’écouter.
- «Je te confie une mission auprès des villageois de Montaillou.
Qu’une chapelle soit élevée, à cet
endroit, afin de prier pour le repos de leurs âmes» La vierge Marie pose sa main délicate, sur la joue de la petite fille
et lui dit : « Vas sans inquiétude! ».
La surprise est grande auprès des villageois mais la petite bergère porte la marque de
la main céleste sur sa joue. Tous se précipitent près à l’endroit où la
petite fille dit avoir eu sa vision et découvrent gravée sur un rocher la trace des pieds de tous les animaux, sauf de la volaille accompagnée d’un petit pied de femme.
A la suite de cet événement une chapelle fut construite. Elle fût baptisée «Notre
Dame des Carnesses», c’est à dire des animaux.
La légende veut que la bergère soit considérée comme sainte et inhumée sous l’autel.

AUTRES FESTIVITES
La fête du village a lieu à la mi-août et est en
l'honneur de la Vierge Marie, patronne de Montaillou. Pendant 4 jours, vous assistez à des concours de pétanque, tir à l'arc, bal et un feu d'artifice.
La fête votive est traditionnellement le 8 septembre et commémore un jour de l’année
1309 où l'Inquisition va profiter de la réunion de tous les bergers et villageois pour les arrêter.
Hélas, depuis les années 1970 cette fête n’est plus qu'une messe à la chapelle !

L’ASSOCIATION «LES
CASTELLAS»
L'objectif de l’association est la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine et le développement de Montaillou et des environs.
Pour ce faire elle poursuit, en collaboration avec la Mairie de Montaillou et le district du canton d'Ax-les-Thermes, un triple objectif :
- Approfondir la connaissance du passé du village de Montaillou par l'étude des archives et les fouilles archéologiques programmées
dans le cadre défini par la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Midi Pyrénées (Service régional de l’archéologie).
- Protéger et mettre en valeur le site ancien et son environnement actuel naturel et humain.
- Favoriser un développement harmonieux du tourisme, de l'économie et du cadre de vie sur Montaillou , les villages de la Haute Ariège,
et plus largement sur le département de l’Ariège.
AIDEZ-LES !: http://www.mairie-montaillou.fr
«Le Castellas» : tel. 04.68.20.77.90
Association loi 1901 à but non lucratif
(J.O. 12/10/1994).
Mairie de Montaillou - 09110
Président : Jean CLERGUE
Vice-Présidente : Patricia DUCOURNEAU
Trésorière : Claire CALMONT
Secrétaire : Anne-Marie ROTH
Mairie de Montaillou : tel. 04.68.20.31

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