SOMMAIRE

HISTORIQUE
LA CATHEDRALE ST MAURICE
LE SAINT PAYSAN
FESTIVAL DE JAZZ
SALON DU LIVRE D’HISTOIRE LOCALE : Villages et bastides
FÊTE DE LA PEINTURE ET DE LA SCULPTURE
LES MEDIEVALES : AUTREFOIS MIREPOIX
FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA MARIONNETTE
MIREPOIX MODELISME
LA POMME DE MIREPOIX
LES MARCHES :

- Marché hebdomadaire
- Marché gourmand
- Marché artisanal d’Art, Artist’Art
- Foire à la brocante
- Grand marché des potiers

HISTORIQUE

Le site de Mirepoix fut habité très tôt du fait de sa position idéale. Bordé par l’Hers, entouré de collines qui le protègent, carrefour sur les routes de Pamiers, Carcassonne et Lavelanet, il s’étale dans une plaine en bord du bassin d’Aquitaine, qui favorise la culture et entraînera une rapide urbanisation.

Ces collines protectrices lui donnèrent son nom : Miro (belle) – Pech (colline). Et si c’est un poisson qui symbolise la ville sur le blason, ce n’est uniquement dû qu’à une déformation linguistique locale : Pech est similaire de Peis (poisson).

Les Celtes furent les premiers à bâtir une cité à cet endroit. Cette première ville se situait environ à un kilomètre de l’actuelle bourgade. Toutefois, elle ne résistera pas aux diverses invasions et fut entièrement rayée de la carte par les Goths ou les Vandales.

Mais les habitants ne se résolvaient pas à abandonner un tel site. Dès 960, on trouve mention d’un château à Mirepoix à l’occasion d’un hommage d’un certain Uldageir. C’est à cette époque qu’une seconde ville va naître, sur la rive droite de l’Hers, au pied de la forteresse pour pouvoir se protéger en cas d’attaque.

Durant ce XIème siècle, la seigneurie de Mirepoix a bien du mal à se référer à un suzerain. Placée sous la férule théorique des comtes de Toulouse, elle est en réalité englobée dans les domaines des comtes de Barcelone qui deviendront par mariage avec l’héritière de ce royaume, rois d’Aragon. Par la suite, les vicomtes de Carcassonne (1063) puis les comtes de Foix (fin XIème –début XIIème siècle) annexeront Mirepoix, sans pour autant que leur suzeraineté soit bien définie.

Inféodée à la famille de Bellissen (1084), par le jeu des héritages qui prévoit le partage entre chaque enfant du défunt, Mirepoix verra le nombre de ses coseigneurs grandir sans cesse : de onze en 1159, ils ne seront pas moins de trente cinq à la veille de la Croisade contre les Albigeois (1207).
Le catharisme s’implanta rapidement dans cette contrée, gagnant toutes les couches de la société. Dès le milieu du XIIème siècle, l’hérésie s’est fortement ancrée, à tel point que tous les coseigneurs de Mirepoix sont des croyants cathares et que le culte catholique est aboli vers 1200. Un concile réunissant plus de 600 parfaits aura d’ailleurs lieu dans la cité en 1206, marquant s’il en était encore besoin l’orientation religieuse prise par toute la région.

Aussi, lorsque Montfort et ses troupes entreprendront leur chevauchée en 1209, Mirepoix sera une des premières cibles.

La ville, puis le château tombent aux mains des croisés le 22 septembre 1209 et leur principal défenseur, Pierre Roger de Bellisen, que l’on retrouvera à Monségur quelques années plus tard, ne parvient à s’échapper qu’à grand-peine. La ville sera alors octroyée à Guy 1er de Lévis, chevalier de la vallée de Chevreuse et un des principaux lieutenants de Simon de Montfort, le 1er décembre 1212.
Il ne pourra cependant pas jouir bien longtemps de ses nouvelles possessions. Amaury de Montfort, qui a succédé à son père tué devant Toulouse le 25 juin 1218, s’avère être un piètre chef de guerre et ne peut empêcher la reconquête lancée par les nobles faydits désireux de récupérer les terres dont ils ont été spoliés quelques années plus tôt.

Ainsi, en 1222, le château doit capituler devant le siège que les troupes de Raymond Roger de Foix ont entrepris. Et même si le comte de Foix moura des fatigues occasionnées, les quatorze coseigneurs qui ont survécu à la tourmente de la croisade peuvent reprendre possession de leur seigneurie mirapicienne. Sitôt en place, ils s’empressent de réimplanter le catharisme.

Amaury de Montfort voyant qu’il ne pourra endiguer cette révolte, préfère alors céder ses droits à la couronne et se retire dans ses terres françaises en janvier 1224. Le roi Louis VIII, père du futur Saint Louis, s’empresse alors de mettre sur pied une expédition militaire pour conquérir ces terres du Sud et agrandir ainsi son domaine. Cette guerre de conquête ne sera en fait qu’une balade, hormis le siège d’Avignon. Le pays, épuisé par 20 ans de conflits ne peut réellement opposer une défense structurée et les villes capitulent les unes après les autres, les seigneurs français récupérant leurs conquêtes. Ainsi, par l’ordonnance de Pamiers (8 octobre 1226), Guy 1er de Lévis est réinvesti dans ses possessions mirapiciennes.

Cette donation fut confirmée par le traité de Paris (12 avril 1229) répartissant les diverses terres conquises. L’article 10 stipule qu’une seigneurie est attribuée à Guy de Lévis, constituée par les villes de Mirepoix, Laroque d’Olmes, Dun, Lagarde, Montségur et Lavelanet et qu’elle est placée sous l’autorité directe du roi de France. Elle sera connue sous l’appellation de « Terre de Maréchal ».

Pour combattre l’hérésie, les premiers Lévis favoriseront l’implantation d’ordres religieux à Mirepoix. Ainsi, les frères Mineurs (Cordeliers) viendront sur demande de Guy 1er dès 1216, fondant ainsi leur premier établissement de France, mais ne s’établissant de manière définitive qu’en 1269 (leur couvent fut détruit à la Révolution et son portail remonté au XIXème siècle à la fontaine des Cordeliers), tandis que les Trinitaires s’installeront de manière durable à la fin du XIIIème siècle sous l’impulsion de Guy III.

Toutefois, les Lévis ne se posèrent pas en conquérants ; leur intégration fut rapide et durable, notamment en raison de leur acceptation des franchises et antiques coutumes accordées par les anciens coseigneurs cathares.

Cependant, malgré une bonne volonté de part et d’autre, des désaccords surgissent parfois. Guy III de Lévis tenta de réduire les droits de la ville, ce qui occasionnera une brouille avec les Mirapiciens (1273). Devant les protestations qui s’élevèrent, un accord intervint le 5 janvier 1274 et Guy III donna à Mirepoix le droit d’élire des Consuls, renouvelables tous les ans (quatre consuls et quinze conseillers) qui avaient notamment droit de justice. En réalité, ces représentants existaient depuis plus de trente ans et avaient succédé aux prud’hommes (1207) ; le seigneur de Mirepoix ne faisait qu’officialiser un état de fait.

La ville se remettait doucement des vicissitudes de la croisade quand une catastrophe vint bouleverser la vie des habitants. Jean de Bruyères, descendant d’un compagnon de Montfort et seigneur de Puivert voulut assécher le lac qui se trouvait sur ses domaines pour gagner de nouvelles terres. Maladresse ou manque d’expérience, toujours est-il que le barrage céda d’un seul coup, provoquant une inondation et la crue subite des rivières environnantes. A Mirepoix, l’Hers sortit d’un seul coup de son lit et balaya la ville qui fut presque entièrement détruite, ensevelissant la plupart de ses habitants. Seuls le château, l’église Saint Maurice et les couvents des Cordeliers et des Trinitaires échappèrent à ce raz-de-marée, car construits plus massivement ou en hauteur (16 juin 1279).

Le choc fut terrible. Il fallut attendre plus de dix ans pour qu’une nouvelle ville soit reconstruite. A la demande des rares survivants, Guy III de Lévis, le 28 juin 1289, accorda une charte pour la reconstruction de cette nouvelle ville. Par peur d’une nouvelle inondation, la cité fut rebâtie sur la rive gauche de l’Hers, côté Sud, sur le mode des bastides, avec ses rues à angles droits. Soixante dix-sept moulons furent délimités par douze rues allant de l’Orient vers l’Occident et huit rues du Midi au Nord, tracées au cordeau et d’égale largeur. La ville forma alors un vaste carré de 400 mètres de côté. Les trois moulons centraux étaient réservés à l’église et au marché. Tout autour, un large fossé de protection fut creusé. La réfection fut longue et en 1304, la reconstruction n’était pas terminée.

Toutefois, on ne peut parler de bastide à Mirepoix. Même si le plan de construction est identique, même si le seigneur accorda certains droits, comme celui d’édifier des pigeonniers, il n’existe pas d’octroi de franchise puisque Mirepoix en était dote depuis 1207 (charte de coutumes la plus ancienne conservée sur l’Ariège).

A la mort de Guy III en 1299, un premier partage intervint antre ses fils. Les seigneurs de Lagarde et Montségur furent détachées au profit de François qui fonda la branche de Lagarde. Deux générations plus tard, le 25 novembre 1329, Léran fut séparé pour doter le cadet, Gaston de Lévis.

A la longue, cette pratique risquait d’affaiblir la seigneurie. Aussi, les successeurs de Guy III demandèrent de pouvoir modifier le mode de transmission de l’héritage. Par lettres royales de décembre 1333, le roi accorda la totalité des biens à l’aîné, à charge pour lui de dédommager ses cadets.

Peu à peu, la vie de la cité mirapicienne s’organise sous l’administration des Lévis et de ses Consuls. Jean 1er et sa femme Constance de Foix fondent l’abbaye de Notre Dame de Beaulieu qu’ils font affilier à l’ordre de Citeaux. En 1316, les Trinitaires délaissent leur couvent primitif pour une nouvelle construction au Nord de la ville. Cette expansion de Mirepoix se traduit d’ailleurs le 26 septembre 1317 par la création de l’évêché et une population évaluée entre cinq et huit mille habitants.
Comme nous l’avons vu, la famille des Lévis s’est parfaitement intégrée à la population locale. Aussi, à sa mort le 21 février 1319, Jean 1er est-il le premier de la famille à ne pas être enterré dans l’église de Lévis Saint Nom en Ile de France. Il se fera ensevelir dans la chapelle des Cordeliers de Mirepoix qui deviendra la nécropole familiale.

Cependant, la famille de Lévis va quitter la cité. Des querelles d’héritage traînaient entre les deux branches de Lagarde et de Mirepoix. Pour apaiser ces discordes, le pape accorda alors les dispenses nécessaires pour le mariage de Roger Bernard de Lévis Mirepoix et d’Elips de Lévis Lagarde. Dès cette époque, le seigneur transporta sa résidence à Lagarde, récemment reconstruit, délaissant le vieux château de Mirepoix qui abritera souvent les existences tumultueuses de certains cadets.

A compter de cette époque, les Mirapiciens verront s’abattre sur leurs têtes toute une série de malheurs. En 1348, la peste bubonique ravage l’Europe, tuant un tiers de la population. Mirepoix ne sera pas épargnée par la maladie qui décime ses habitants d’autant plus qu’elle réapparaîtra de manière endémique en 1361 et 1382.

A la maladie vont s’ajouter les malheurs de la guerre, à commencer par celle de Cent ans qui engendre une grande misère. Les prétentions du roi d’Angleterre Edouard III au trône de France plongent les deux pays dans un conflit qui ne verra sa conclusion qu’au siècle suivant, après bien des drames.

Ce siècle, déjà troublé par tant de facteurs, verra se développer au sein de la famille de Lévis des querelles intestines dont pâtira Mirepoix. Jean II de Lévis s’était marié deux fois. Dans le souci d’assurer un héritage décent aux enfants du second lit, le 2 mai 1351, il effectue un partage de ses biens entre ses rejetons des deux unions. L’aîné du premier lit, Roger Bernard, se sentant spolié entre en conflit avec son père et va même jusqu’à soulever les habitants de Mirepoix qui séquestrent Jean. Devant les proportions que prend cette querelle familiale, il faudra recourir à l’arbitrage du roi pour calmer les esprits. Mais la haine s’est instaurée entre les deux hommes ; à compter de cette date, tous les prétextes seront bons pour les dresser l’un contre l’autre.

La guerre que se livrent depuis la fin du XIIIème siècle les familles d’Armagnac et de Foix au sujet de la Bigorre et du Béarn éclate en conflit armé en 1360 durant l’époque troublée qui s’ouvre après la défaite de Poitiers et en raison de la déliquescence du pouvoir royal. La discorde entre les Lévis trouve là un terrain pour se rallumer. Jean II se range aux côtés de Gaston Fébus, tandis que son fils Roger Bernard rejoint le camp armagnac, allié du dauphin Charles, régent du royaume. Ce dernier finira par prendre Mirepoix après un siège en règle et remettra la ville à Roger Bernard. Jean II battu, est obligé de céder ses droits à son fils en échange d’une pension (19 janvier 1362). Par la suite, il sera relégué à Lavelanet(1366) où il finira tristement sa vie.

La guerre de Cent ans, qui ne fut qu’une succession de batailles, multiplia les bandes armées, les Routiers qui se vendaient à l’un ou l’autre camps contre rétribution. Durant les périodes sans combats, ces grandes Compagnies vivaient généralement de rapines pour survenir à leurs existences. Une de ces bandes s’empara du château des Pujols qui devint leur base pour des raids souvent meurtriers.

En 1362, ils s’empareront de Mirepoix qu’ils mettront sous coupe réglée de septembre à octobre. Lorsqu’ils devront se retirer, ils incendieront la ville qui fut presque entièrement détruite.

La conjugaison de ces malheurs changea alors radicalement la physionomie de la ville. Dans un premier temps, les Mirapiciens se réfugièrent au sein des neuf moulons centraux, autour de la cathédrale qui fut aménagée en forteresse. La ville s’entoura de remparts, hérissés de tours de guet et de fossés. Quatre portes fortifiées furent percées : la porte d’Aval vers Pamiers (seule encore existante à ce jour), la porte d’Amont vers Limoux, la porte du Bragot vers l’Hers et une quatrième vers Laroque d’Olmes. L’hémorragie de population fut ainsi endiguée. Quand la ville fut plus sûre, les habitants revinrent s’installer.

De cette reconstruction datent les couverts et la maison des Consuls (ancienne maison de justice du seigneur) dont on peut encore admirer le remarquable décor des têtes de solives. Les maisons à colombage bordant la place centrale n’ont que peu changé. Les couverts s’expliquent par le fait que la taxe sur le bâti était un impôt au sol. Moins il y avait de surface et moins on payait.

A des rez-de-chaussée étroits qui servaient souvent de boutiques, succédaient des étages à encorbellement ou, poussés à l’extrême, à des couverts qui abritaient l’étal des divers marchands. Un incendie dans la nuit du 15 au 16 février 1914 en ravagea une partie qui sera restaurée par la suite ; ils seront classés monuments historiques.

Cependant, les conditions de vie restent précaires. Le rude hiver 1374-1375 aggrava la famine et l’incendie de 1380 détruisit maintes maisons. De surcroît, la guerre Foix-Armagnac se ralluma. Roger Bernard 1er de Lévis, qui avait destitué son père, prit parti pour Jean d’Armagnac dans la guerre de succession du comté de Comminges tandis que son fils, le futur Jean III se rangeait aux côtés de Fébus. La guerre familiale se ralluma. Furieux du choix de son fils, Roger Bernard le chasse de Mirepoix avec femmes et enfants, sans aucune ressource. Peu de temps après, Fébus aidé du rejeton évincé, prend le château et occupe Mirepoix avant de remettre Roger Bernard à son fils qui l’enferme dans la prison de Lagarde. Il sera libéré contre une rançon de 300 florins d’or versés par Gaston III de Lévis Léran dont il est le tuteur. S’ensuit une invraisemblable cascade de séjours dans les geôles de son fils, de libérations dues au roi de France, de sièges de Mirepoix par Jean, d’interventions de Gaston de Léran. Devant les proportions de ce conflit familial, le roi fait capturer Jean et l’amène à comparaître devant le parlement de Paris.

Roger Bernard, qu’un retour de flamme paternelle anime enfin obtient sa grâce. Mais point trop n’en faut. Il déshérite son fils au profit de son protégé de Léran ( 5 octobre 1388) et cherchant des appuis, signe un paréage avec le roi (27 juillet 1390). Dès ce jour, la couronne française tiendra garnison à Mirepoix et le roi aura des pouvoirs de justice étendus. Seule la mort de Roger Bernard mettra fin à cette querelle en 1395.

Les grandes compagnies demeureront encore longtemps un fléau dans cette région. Ainsi, le 14 janvier 1440, le seigneur de Mirepoix ne pouvant défendre la ville par manque d’hommes, dut payer une rançon pour éloigner les troupes du célèbre Rodrigue de Villandrando. L’accumulation des dangers et l’incertitude du lendemain feront que de nombreux habitants quitteront la ville.

Le XVIème siècle verra cependant une période d’accalmie, du moins jusqu’aux guerres de religion. La reprise du commerce, la baisse des épidémies favoriseront l’augmentation de la population de la cité. Les échanges, plus sûrs, entraînent de nouvelles foires. En 1350, deux sont créées en sus des deux déjà existantes. Le marché, une fois par semaine, draine toutes les productions des alentours. De plus, malgré la forte implication des diverses branches de la famille des Lévis dans les querelles religieuses, la ville ne sera pas inquiétée par les troubles. Elle continue sa transformation. Les Pénitents blancs s’installent à Mirepoix (1600) tandis que les Pénitents bleus construisent une nouvelle chapelle. Louise de Roquelaure, régente de la seigneurie durant la minorité de ses fils, fait reconstruire l’hôpital qui dispense gratuitement les soins aux pauvres.

Cette dernière eut à soutenir contre Monseigneur de Nogaret la querelle des Honorifiques. L’évêque suscita des ennuis à la marquise pour des problèmes de préséance dans la cathédrale ainsi qu’au niveau des droits seigneuriaux. En fait, au travers de cette brouille, Nogaret tentait de se substituer au seigneur de Mirepoix. L’affaire prit des proportions insoupçonnées. Les moines soutenant l’évêque, en vinrent à porter l’épée et à provoquer des rixes avec les officiers seigneuriaux. La marquise, après bien des vexations, porta le différend devant le parlement et Nogaret fut débouté de ses prétentions. Il préféra quitter Mirepoix et se porter sur le siège épiscopal de Carcassonne (24 mai 1655) d’où il resta un adversaire irréductible de la famille des Lévis.

La petite ville de Mirepoix fut à cette époque, secouée par la tragédie familiale de Jean de Lévis. Ce dernier était un cadet de Mirepoix, fils de Jean VI et de Catherine Ursule de Lomagne. Il hérita de sa mère la vicomté de Lomagne et la baronnie de Terride, qui donna son nom à l’antique château de Mirepoix. Il ne s’était pas marié et vivait avec sa mère, veuve, dans ce château. A la mort de cette dernière, il se mit en ménage avec Louise de Bertrandi qui avait été sa dame de compagnie. Il en avait eu deux filles, Agnès et Hippolyte, qu’il n’avait jamais voulu reconnaître. Ces dernières supportaient mal la situation. Une nuit de 1642, elles furent enlevées par François de Béon de Masses qui épousa secrètement l’aînée Agnès, bien évidemment consentante. Jean, furieux, s’opposa à ce mariage. La brouille était consommée.

Quelques années passèrent. Un jour de 1658, alors qu’il revenait en carrosse de Mirepoix, il vit ses filles sur le chemin. Elles le supplièrent tant qu’il céda et les autorisa à revenir s’installer au château de Terride. Mal lui en prit. Son gendre vint les rejoindre et il fut purement et simplement séquestré. Cette captivité dura deux ans. En 1660, malgré son grand âge (92 ans !), il s’enfuit nuitamment et alla se réfugier à Lagarde, chez son petit-neveu Gaston Jean Baptiste de Lévis. Sur l’intervention de ce dernier et des habitants de Mirepoix, il put regagner Terride. Toutefois, le conflit ne s’achèvera que par son décès.

Ce XVIIème siècle voit de nets changements au niveau de la ville. En 1653, une crue brutale de l’Hers avait détruit le vieux cimetière. Pour éviter qu’un tel fait ne se reproduise, il fut transféré à l’emplacement actuel. La chapelle, offerte par Anne d’Escala, fut édifiée avec des pierres de réemploi. Le 14 août 1655, les consuls achètent une maison pour en faire l’Hôtel de Ville et Monseigneur de Lévis Ventadour, évêque de Mirepoix, fait construire un séminaire (17 juin 1661).

Cependant, la tranquillité de la ville n’était pas totalement garantie. Dans la nuit du 4 au 5 juillet 1664, un incendie se déclare et se propage rapidement, surtout en raison des matériaux de construction des habitations. Monseigneur de Ventadour organise alors une procession pour invoquer une aide céleste…le feu s’arrête à son passage. Depuis, chaque premier dimanche de juillet, la « procession du feu » parcourt la ville.

La paix des Pyrénées, entre la France et l’Espagne, fit reculer le danger que pouvait représenter ce pays. Mirepoix s’adapta à ces temps plus calmes pour la région. Dès 1680, on commença la démolition des remparts pour ouvrir la ville. Les fossés, comblés, se transformèrent en promenades. Cependant, ils ne seront définitivement obstrués qu’un siècle plus tard, à la veille de la Révolution (vers 1760).

Le XVIIIème siècle, s’il voit une épidémie de variole (automne 1713), assiste également à la réfection de l’Hôtel de Ville qui menaçait ruines(avril 1721 – août 1740) et à la construction d’un pont de pierres, à l’épreuve des crues, à la fin de l’ancien Régime. Le commerce se développe rapidement et l’importance des marchés va grandissant.

Le bois, le fer, les grains et les draps sont les marchandises que l’on retrouve en quantité sur les foires mirapiciennes. Mirepoix devient en effet, avant Lavelanet, un centre drapier important, bénéficiant de la migration de l’industrie audoise.

Lors de la Révolution, la ville subit d’importants changements. Bien que choisie chef-lieu de district au détriment de Pamiers, elle perd son siège épiscopal et l’ensemble des possessions des Lévis, le duc ayant émigré et son fils ayant été guillotiné, sont vendus comme biens nationaux.

 

En fait, le XIXème siècle verra un net déclin de la ville. Le textile disparaît peu à peu au profit de Lavelanet et la population n’est plus que de trois mille quatre cent habitants en 1851. L’arrivée du chemin de fer en 1900 ne parviendra pas à endiguer cette lente léthargie qui s’abat sur Mirepoix.

Il faudra attendre les années 1960 pour que cette situation soit inversée grâce à la construction d’un lycée polyvalent qui re-dynamisera la ville. Une restauration structurée des divers sites et bâtiments ainsi qu’une politique de développement local semblent avoir engagé Mirepoix sur la voie du tourisme, ouvrant de larges perspectives d’avenir.

LA CATHEDRALE SAINT-MAURICE

Lorsque les Bénédictins de Saint Victor de Marseille virent fonder un prieuré à Mirepoix, mentionné en 1218, ils décidèrent de construire une église en dehors de la ville. Elle fut édifiée sur la rive gauche de l’Hers. Epargnée par sa situation lors de la catastrophe de 1279, cette chapelle des Bénédictins fit office d’église paroissiale, et 10 ans plus tard, lorsque la ville fut reconstruite, on s’en servit de centre pour tracer les rues.

Cependant, la cité neuve et les franchises en vigueur attirèrent rapidement de nouveaux habitants et la population crût rapidement. L’édifice religieux s’avéra vite trop petit pour accueillir l’ensemble des fidèles mirapiciens. Jean 1er de Lévis et Constance de Foix, son épouse, payèrent la construction d’un nouveau lieu de culte. Il est probable que la chapelle Bénédictine fut détruite pour laisser place au nouveau bâtiment qui fut dédié à Saint Maurice car Mirepoix fut prise par les croisés le 22 septembre 1209. Devant la population et les Consuls réunis, Jean 1er posa la pierre de dédicace le 6 mai 1298.

Cette pierre, qui portait un texte en latin mentionnant sa date de construction et le nom de ses bâtisseurs fut par la suite insérée dans le mur du clocher lors des restaurations entreprises par l’évêque Philippe de Lévis. Malheureusement, même si elle s’y trouve toujours, les inscriptions furent martelées à la Révolution.

Le pape Jean XXII, élu après un concile interminable, voulut démembrer l’évêché de Toulouse trop grand à son goût pour combattre les réminiscences de l’hérésie cathare. Par la bulle « Salvator Noster » du 26 septembre 1317, il créa l’évêché de Mirepoix, transformant ainsi l’église Saint Maurice en cathédrale. Philippe d’Aragon, infant de Majorque, pressenti dans un premier temps pour occuper le nouveau siège épiscopal, refusa ce poste.

Ce fut en fin de compte Raymond d’Athon, abbé de Saint Sernin de Toulouse, qui fut nommé premier évêque de Mirepoix le 17 février 1318. Il se retrouva dans une ville qui n’était en rien préparée à accueillir un siège épiscopal. Raymond d’Athon s’attela alors à la tâche et fit construire de quoi abriter le chapitre : évêché, cloître, maisons conventuelles, …

L’église Saint Maurice, de facture classique, était à nef unique et semblable à celle de Laroque d’Olmes avant sa restauration de 1886. Percée de deux portes, une orientée au nord, l’autre au Midi, elle se composait de huit chapelles situées entre les contreforts. Cependant, lors de l’installation du chœur des chanoines en 1318, l’église devenue cathédrale s’avéra déjà trop petite pour accueillir l’ensemble du clergé épiscopal. Il fallait trouver rapidement de quoi financer l’agrandissement de l’édifice. L’évêque, avec l’accord du pape, créé la confrérie de Saint Maurice afin de générer quelque argent. Les dons des fidèles, affectés à ces travaux, donnaient droit à des indulgences. En outre, l’évêque, les Consuls et le chapitre s’engagèrent à verser chaque année, une obole. La réfection pouvait commencer. Sous l’épiscopat de Jacques Fournier, futur pape Benoît XII, le chapitre de 1326 décida que les chanoines seraient chargés des ornements de la cathédrale ainsi que de l’entretien et de la décoration des autels. Peut-être Fournier fût-il l’inspirateur du plan de la cathédrale ?

Plus tard Philippe de Lévis entama la réfection de la nef qu’il surmonta de quatre arcs doubleaux, puis la reconstruction de la muraille du fond. C’est également lui qui fit édifier le clocher que l’on peut voir actuellement, de plus de 60 mètres de haut, un des joyaux de l’art gothique du Sud de la France, tant de fois imité. Un porche de style gothique qui donne actuellement dur la halle, fut construit, surmonté de personnages insérés dans des niches. Au dessus de cette entrée, fut construite la chapelle des évêques, la plus belle, qu’il dota de somptueuses boiseries (vendues en 1830 comme…bois de chauffage !).

Outre la cathédrale, l’évêque de Lévis entreprit également, accolé à l’église, la construction du magnifique palais épiscopal de style Renaissance que l’on peut encore admirer. On peut y noter, en particulier, les très beaux escaliers à rampes droites (les premiers du Midi de la France), ainsi qu’une chapelle privée particulièrement admirable.

En 1790, le chapitre fut dissous et ses biens confisqués. L’année suivante, le 31 juillet, le conseil municipal décida la démolition des autels, sans que l’on sache vraiment si ce fut appliqué. Les années 1792 et 1793 voient l’enlèvement et la fonte des cloches, ainsi que la vente de tous les ornements. A cette époque disparurent bien des merveilleuses pièces de l’évêque Philippe de Lévis. En 1794, sous la dictature de Robespierre, l’effacement des insignes de l’Ancien régime s’intensifia : tous les objets furent enlevés dont les croix, les statues et notamment celles ornant le porche d’entrée, pendant que les blasons rappelant la féodalité, étaient martelés.

Les architectes Ferdinand Coma (1858-1859) puis Guiraud Cals furent chargés de la restauration. A Viollet le Duc incombèrent la planification du chantier et la supervision de l’ensemble. Il fit élargir l’édifice afin d’en rétablir la symétrie. Il refit la voûte en briques creuses et plâtre et les peintures, reconstruisit les murs du chœur et de la nef, consolida le clocher qui restait un danger permanent. Il fit également édifier les arcs-boutants (1858) et recouvrit le toit d’ardoise (1859) . Cependant, cette restauration ne fut pas une réussite à tous les niveaux : le chœur fut entièrement démoli, et les vitraux, par maladresse, brisés et remplacés par des imitations néogothiques.

La cathédrale Saint Maurice, classée monument historique le 22 mars 1907, connut enfin le retour de la porte Renaissance de l’évêque Philippe de Lévis qui épargnée, fut remise en place en 1952.

L’édifice tel qu’on peut le visiter de nos jours, se présente comme un grand vaisseau, où la pierre de taille domine, à nef unique, ce qui fut jugé comme étant plus solennel par une réunion d’architectes à Gérone en 1417.. De 48 mètres de longueur sur 22 mètres de largeur (la plus large de France et la deuxième d’Europe après Gérone) et de 24 mètres de haut, la cathédrale Saint Maurice est un édifice de type médiéval. La nef, trop courte et trop basse, donne une sensation d’écrasement. Sans transept, avec six travées dont une insérée dans le chœur, la régularité de son plan est rompue au sud par l’avancement de l’ancienne salle capitulaire.

On peut noter, dans la partie centrale du chevet et dans la partie basse de la nef, les grandes pierres de taille dont les plus ancienne sont sans liant. On remarque également des pierres de réemploi au niveau de la travée touchant au chevet. Ce dernier est constitué de cinq chapelles rayonnantes à pans coupés et dont les murs de séparation font arc-boutant à l’intérieur, eux- mêmes surmontés d’un fleuron.

La première travée se situe au niveau de l’actuelle porte d’entrée. Sur le mur du fond, refait par l’évêque Philippe de Lévis, s’appuient les orgues, inaugurées le 12 novembre 1891 (2400 tuyaux avec pédalier à l’allemande, de Gebrüder Link, très rare dans le Sud) surmontées d’une rosace flamboyante aux armes de Louise de Roquelaure.

La chapelle Sainte Agathe qui surplombe le porche, était la chapelle privée des évêques. Ouverte sur la nef par un arc, elle était magnifiquement ornée de boiseries qui furent vendues en 1830. On y trouvera, outre le seul blason des Lévis qui a échappé aux sans-culottes, la représentation d’un labyrinthe, un des derniers de France, apposé sur un dallage italien.
Cette chapelle communique directement avec l’évêché par une belle porte Renaissance, dite « porte du clocher ».

La cathédrale Saint Maurice possède plusieurs belles peintures. On remarquera notamment la crucifixion » de la chapelle Saint Maurice, toile flamande du début du XVIIème siècle. Le statuaire a beaucoup souffert de la période révolutionnaire. Il reste toutefois une représentation de Sainte Agathe, décapitée, et partiellement dégradée, qui se trouvait initialement dans la chapelle des évêques, ainsi qu’un Christ en bois polychrome du XIVème siècle, que l’on peut attribuer à l’école catalane et qui se trouve au-dessus de la sacristie.

Le clocher, entièrement en pierres de taille, repose sur une base carrée à deux étages s’appuyant sur des contreforts accolés à chaque angles et coupés à mi-hauteur par un glacis. La tourelle qui abrite l’escalier, apposée sur cette base, sert en même temps de contrefort aux deux étages octogonaux, ajourés de belles fenêtres à meneaux. Les contreforts qui les soutiennent sont des arcs en accolade. La flèche à huit pans, avec ses crochets sur les arêtes, supporte une croix qui culmine à plus de 60 mètres de hauteur. Souvent copié, notamment à Chalabre, le clocher de Mirepoix n’a pu être égalé. Une récente restauration (1994 – 1996) lui a redonné toute sa beauté originelle.

LE SAINT PAYSAN

Le site de Mirepoix, ravagé pendant la lutte contre les Cathares, fut un des foyers de la civilisation comme le prouve la découverte, à Montramier, d’une sépulture contenant, entre autres, un collier fabriqué avec des dents d’homme que la science date d’environ 6000 ans.
Au IXème siècle, un paysan nommé Gauderique devint si populaire en faisant tomber la pluie par temps de grande sécheresse, qu’il est devenu le saint patron du Roussillon.
Ses reliques sont bien souvent sorties de leur niche de Saint-Martin-du-Canigou pour qu’elles intercèdent auprès de la divinité. En procession on amène saint Gauderique jusqu’au lit des rivières dans lesquelles on le plonge la tête en bas. Parfois, c’est dans la Méditerranée que se fait l’opération…et toujours Gauderique a fait pleuvoir.

festival de jazz FESTIVAL DE JAZZ : week-end de Pâques

Chaque année, aux premiers rayons du soleil de printemps, les rues de Mirepoix s’animent dans une ambiance de Jazz.

La fête dure trois jours durant le week-end de Pâques. Tous les amateurs de musique sont là !

SALON DU LIVRE D’HISTOIRE LOCALE : MIREPOIX reçoit le Comminges (2005) ; 1er dimanche de juillet

Renseignements : 05.61.68.83.76

FETE DE LA PEINTURE ET DE LA SCULPTURE : mi-juillet

Mirepoix est propice aux rêveries d’un autre temps aussi est-il normal de voir déambuler dans ses rues pour une journée artistique tous les peintres et sculpteurs charmés par ces rues médiévales.

Retrouvez sous les couverts de cette belle bastide de Mirepoix, les artistes peintres et les sculpteurs essayant de figer dans la matière un instant dérobé à l’Histoire.

Concours ouvert aux professionnels ou amateurs.
Inscriptions à 9H le premier jour. Mirepoix est à peindre sur un ou deux jours.
Remise des prix le lendemain à 17H.

Renseignements : tél. 05.61.68.83.76


AUTREFOIS MIREPOIX : 3ème dimanche de juillet

Les animations durent deux journées où Mirepoix assiste à un défilé historique ayant pour thème « Autrefois Mirepoix » suivi d’un grand repas ancestral à la promenade et d’un spectacle intitulé « féeries nocturnes ».

Le lendemain un grand marché artisanal anime les rues. En soirée, il y a une retraite aux flambeaux après la messe en occitan.

Renseignements : tél. 05.61.68.86.02

 

 

FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA MARIONNETTE : 1er week-end d’août

Rencontres des théâtres de marionnettes et des arts associés. Spectacle en salle et dans la rue.

Le festival propose une programmation artistique interculturelle avec des compagnies de tous les horizons : Italie, Allemagne, Belgique, Japon….

Quelques têtes d’affiche sont de la partie : Compagnie Jordi Bertran, Flash Marionnette, des compagnies locales et régionales.

Au programme : expositions, débats, nuit du film d’animation.

Renseignements : tél. 05.61.68.20.72

MIREPOIX MODELISME : avant dernier week-end d’aôut

Sur la place centrale, une exposition de modèles réduits présentée par une trentaine de clubs permet aux visiteurs de faire connaissance avec le monde de l’infiniment petit et de passer aussi quelques moments de rêve : voitures et bâteaux radio-commandés, figurines, petit train à vapeur vive...

Renseignements : tél.05.61.68.83.29

LA POMME DE MIREPOIX

Les pommiers sont cultivés depuis des millénaires pour leurs fruits à saveur douce ou aigrelette. Le pommier est vraisemblablement originaire d'une région s'étendant de la mer Noire à la mer Caspienne, mais son lieu d'origine n'a jamais été défini avec exactitude. Des vestiges de pommes ont été trouvés dans des cités lacustres préhistoriques en Suisse. Dans l'Antiquité, la pomme était déjà un fruit très apprécié des Grecs et des Romains. La pomme fut introduite en Amérique du Nord par les premiers colons. Les archives de la Compagnie de la baie du Massachusetts donnent des indications sur la culture des premiers pommiers du Nouveau Monde, en 1630. C'est John Chapman qui fut à l'origine des grandes plantations de pommiers dans les États du Middle West.

Les premiers arboriculteurs sélectionnèrent des graines pour créer des souches de meilleure qualité et les multiplièrent par greffage. De nombreuses variétés de pommiers sont aujourd'hui le résultat de la création d'hybrides. Les pommiers actuels dériveraient d'une pollinisation croisée naturelle entre plusieurs espèces car beaucoup de pommiers sont hétérozygotes.

En France, les variétés de pommiers sont nombreuses mais les variétés traditionnelles européennes ne représentent qu'une faible proportion des cultures de pommiers. La Golden Delicious, variété américaine, prédomine. Parmi les autres variétés, on peut citer la Chantecler, la Royal Gala, l'Elstar, la Canada Grise, la Granny Smith, la Melrose, la Reine des reinettes, la Fuji, la Bofkoop, la Starking Delicious, la Delbard, la Reinette du Mans....

Les zones de prédilection de culture du pommier sont celles où la température annuelle moyenne avoisine 0°C pendant deux mois au moins. Les exigences climatiques dépendent du type de pommier. Certaines variétés peuvent supporter des températures de -40°C.

Si la pomme de Mirepoix est bonne, c'est que toutes les conditions sont réunies pour parler d'un microclimat. Les vergers sont situés au pied de la chaîne des Pyrénées offrant ainsi une grande amplitude thermique entre le jour et la nuit. De plus, le Pays de Mirepoix bénéficie d'une pluviométrie suffisante et d'un taux d'humidité favorable grâce à la proximité de l'Hers ce qui permet à la pomme de s'épanouir pleinement. Les quatre vergers autour de Mirepoix s'étalent sur 80 hectares en pentes douces. L'exposition en pente permet ainsi d'offrir au verger toute la quantité de soleil requise à son développement. Fiers et majestueux, les vergers sont sculptés comme de grandes haies qui pointent leurs ramures au soleil. Ainsi, la pomme mirapicienne est plus rosée, plus juteuse mais aussi plus craquante, plus rustique. L'arrière saison, très douce le plus souvent, ne brusque pas les fruits et leur donne un sérieux gage de conservation.

L'arboriculture est une véritable entreprise, hautement spécialisée; la tendance est aujourd'hui aux grands vergers car les machines agricoles de pulvérisation utilisées pour lutter contre les maladies et les ravageurs sont d'un coût très élevé.

Les pommiers sont propagés par greffe ou bouture. La bouture (scion) de la variété désirée est insérée à la base de la tige ou du tronc du jeune plant, appelée souche ou porte-greffe. Les porte-greffe francs (multipliés par semis) sont plus vigoureux mais d'autres porte-greffe provenant de marcottages atteignent des hauteurs plus uniformes, ce qui facilite les traitements et la récolte.

Les pommiers demandent une pollinisation croisée car ils sont auto-incompatibles. La présence d'une rangée de plants pollinisateurs tous les cinq rangs est recommandée.

On consomme les pommes sous les formes les plus variées : crues ou cuites, au four, sur les tartes, en croustades, en gelée ou en compote, comme fruits secs, en conserve… Les producteurs développent également les produits dérivés avec des jus de pomme, du cidre et du vinaigre réalisés de manière artisanale à partir du fruit mirapicien.

La France, l'Allemagne et l'Italie sont les premiers pays européens producteurs de pommes après les États-Unis. Mais la France est le premier pays producteur d'alcool à base de pommes : le calvados.

Les pommes et votre santé  :

Apéritives, toniques, dépuratives, les pommes stimulent la digestion, nettoient les gencives et les dents, et de ce fait, préservent des caries.
Riches en vitamines A, B1, B2, B6, PP, C et E, et en sels minéraux (potassium, surtout), les pommes devraient être consommées régulièrement et par tous. N’oublions pas le vieil adage : « une pomme par jour éloigne le médecin ».

Recette de santé  :

- Mal au ventre ? Si, à la suite d’une indisposition passagère, vous souffrez de diarrhée, lavez, pelez et râpez une pomme crue. Laissez-la s’oxyder à l’air pendant quelques minutes (les pommes brunissent rapidement lorsqu’elles ne sont plus protégées par leur peau). Consommez en plusieurs fois, dans la journée.

Recettes de beauté  :

- Masque coup d’éclat pour toutes les peaux. Epluchez une pomme, coupez-la en quartiers et faites-la cuire dans du lait. Ecrasez-la à la fourchette et appliquez-la encore tiède sur le visage. Attendez une vingtaine de minutes, puis rincez avec de l’eau tiède faiblement minéralisée.
- Quand la peau « tire ». Faites cuire une pomme non épluchée mais dont vous avez retiré le cœur, avec un verre de lait entier, une cuillérée à soupe d’huile d’olive et une cuillérée à entremets de farine. Au bout de cinq minutes de cuisson, écrasez la pomme en purée. Appliquez-la sur les parties sèches, qui vous démangent ou vous grattent, phénomène qui se produit souvent après les bains de mer.
- Masque raffermissant pour peaux fatiguées. Introduisez deux ou trois pommes juteuses dans une centrifugeuse. Recueillez le jus et appliquez-le sur tout le visage, et sur le cou, à l’aide d’un pinceau large, ou d’un morceau de coton. Au bout d’une heure, retirez avec de l’eau minérale.

LA FETE DE LA POMME : 3ème dimanche d’Octobre
Le temps d'un week-end Mirepoix fête sa pomme. 

A l'occasion de ces deux jours de festivités, mirapiciens et visiteurs ont tout le loisir de découvrir les multiples facettes de la pomme à travers des légendes, des dégustations et des animations dans un cadre féerique réalisé en pomme. Ces jours-là, les vitrines des commerçants rivalisent d'originalité pour illustrer le thème de la manifestation et les restaurateurs proposent chaque année des menus à base de pommes.

 

Un marché avec les producteurs locaux présente les différentes variétés de pommes produites à Mirepoix et les produits dérivés. Sur ces étals, la pomme peut être dégustée sous de multiples formes: En eau de vie (avec modération), jus (lorsque les secrets du pressoir ont été dévoilés), en croustades…ainsi qu'en mets les plus variés lors du dîner-spectacle du samedi soir composé à base de pommes.

Les festivités ont lieu sur la Place des Couverts décorée avec la pomme du Pays de Mirepoix. L'entrée de cette manifestation est gratuite. Il est noter que la fête de la pomme est aussi une fête du coeur puisque toutes les pommes utilisées pour les décors sont offertes aux Restaurants du Coeur.

 

 

LES MARCHES

- Marché hebdomadaire  : lundi matin (grand marché)
- Marché gourmand : durant deux jours à la mi-août de 9H à 19H.

* Produits régionaux.
* Dégustations.
* Animations musicales.

Renseignements : tél.05.61.68.83.76

- Marché artisanal d’art, Artist’Art  :

week-end de l’ascension

- Foire à la Brocante, salon de la carte postale ancienne  : week-end de pentecôte

- Grand marché des potiers, peinture dans la rue  : 1er semaine d’août.


40 potiers présentent leurs derniers travaux. Animations durant des deux journées : ateliers d’enfants, construction d’un four et cuisson des objets fabriqués par les enfants.

Démonstration de tournage.

Renseignements : tél.05.61.68.73.51

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