SOMMAIRE
PRESENTATION
LE CHÂTEAU
SAINT HILAIRE D’ARQUISAT

PRESENTATION
La vallée de Vicdessos, grâce à ses ressources en fer, permit l’établissement de forges dites catalanes.

LE CHÂTEAU
Le Château féodal de Miglos, qui dresse aujourd’hui son imposante silhouette était
au moyen âge, période de sa construction, un point stratégique à l'entrée de la vallée
du Vicdessos entre Niaux et Capoulet. Aujourd'hui, de la forteresse du XIIème siècle, il ne reste que des pans de murs
: les ruines du donjon carré, une grande salle à l'Est, une autre salle pourvue d'une cheminée et une tour carrée à l'Ouest
surmontant une pièce au plafond voûté. Du fait de sa proximité avec la grotte de Niaux, grotte décorée,
il n’est pas exclut d’affirmer que les grottes alentours faisaient partie d’une stratégie défensive. D’autres part,
le château haut perché sur son rocher constituait un point stratégique
pour surveiller les voies entre la vallée de l’Ariège et l’Espagne.
Le château de Montréal-de-Sos était une forteresse
du comte de Foix. Il semble qu’il existait déjà dès le milieu du XIIème siècle puisque Pierre de Miglos,
propriétaire du château, figure parmi les seigneurs qui ont rendu hommage au comte de Foix le 14 janvier 1160.
En 1213, la forteresse est encore mentionnée dans l'acte d'allégeance du Comte de Foix à l'église de Rome. Puis en 1272, le "Castro de Miglos" est cité dans une enquête sur la délimitation
du Comté de foix.
La demeure des "Barons de Miglos" avait une superficie d'environ 600 M2. Cependant
au tout début du XIVe siècle, la noble famille des De Miglos, qui possédait ce fief depuis plus d’un
siècle en est dépossédé au profit de la famille De Son pour avoir donné son soutien à la
cause cathare. Selon un témoignage, les quatre “hérétiques” qui avaient réussi à s’échapper de Montségur
assiégé auraient trouvé refuge dans ce château. A partir d’une peinture rupestre dans une grotte sous le
château, où figureraient une coupe, une épée, des gouttes de sang, s’est développée l’idée
d’un Graal pyrénéen.
En effet, selon les légendes médiévales, le Graal est
la coupe qui a recueilli le sang du Christ, lorsque le centurion lui a percé le flanc. Chrétien de Troyes fut le premier à écrire
sur la quête de Graal et, à la fin du XIXe siècle, Richard Wagner reprit ce thème dans ses opéras. Toute une
littérature abondante est née selon laquelle le Graal aurait abouti dans les Pyrénées : il y eut une assimilation entre
deux légendes : celle du Graal et celle du trésor des cathares, le premier faisant partie du second. Otto Rahn a exploité ce thème dans sa croisade contre le Graal. Il fut, semble-t-il, plus tard au service
de la propagande nazie. Il s’agissait d’évoquer un christianisme originel et magique dont les cathares auraient été les héritiers,
l’Eglise catholique ayant subi elle-même une déviation par rapport à ces origines. Elle aurait été détournée
sous l’influence juive et conduite à persécuter les véritables Aryens. Les nazis cherchèrent même à mettre
en fiches les sorciers ou hérétiques longtemps condamnés par les autorités ecclésiastiques, voyant en eux des ancêtres
mythiques ! Le château sera restauré en 1320 par Bernard De Son. Par la suite s'y succèderont les De Rabat, Arnave, Louvie, Béan,
Goth et Montaut. Pendant la première révolution, le château déjà "ruiné" depuis
plus d'un demi-siècle sera la proie des flammes. A cette époque, le baron Jean-Louis De Montaut Miglos et sa famille habitent une vaste demeure
sise à l'entrée d'Arquizat, coté Capoulet. C'est ce "château" qui sera mis à sac lors des événements
de 1830. Obligé de s'enfuir, le propriétaire Jean Louis hyacinthe de Vendomois qui avait épousé l'héritière des De
Montaut-Miglos vendra tous les biens qu'il possédait à Miglos aux habitants de la commune.
Actuellement, les ruines médiévales appartiennent au conseil Général de l'Ariège. Elles ont été classées
parmi les Monuments Historiques le 22 septembre 1987. Créée la même année, l'Association de Amis du Château
de Miglos, s'est fixée pour objectif de sauvegarder ces vestiges et mettre le site en valeur, en apportant son concours aux autorités
concernées.

SAINT HILAIRE D’ARQUISAT
La vallée de Miglos, perpendiculaire à celle du Vicdessos, est un point stratégique
marqué par un château féodal en ruines. La légende veut que Charlemagne ou du moins un de ses varons
ait livré bataille au Pic de la Unarde contre les sarrasins en 778. Citée dès le XIème siècle dans le temporel de Saint-Sernin
de Toulouse, Saint-Hilaire d’Arquizat (un des villages qui forme Miglos) est érigée en prieuré en 1299.
Située au centre du village, l’église s’organise autour d’un chevet tripartite. Les absides s’ouvrent sur une large
travée de chœur qui forme un transept non saillant. Le reste de l’église est divisé en une nef centrale épaulée
de deux bas-côtés d’inégales dimensions. Si les absides ont été voûtées à l’époque
romane, un devis de réfection de la voûte daté de 1309 prouve que la nef et les cas-côtés furent voûtés
postérieurement. Ce type de document est très rare pour une église rurale. Le clocher est englobé dans le bas-côté droit. C’est
une tour carrée haute de 23m percée d’un seul étage de fenêtres à arcades très irrégulières.
Ce clocher ainsi que le reste de l’édifice appartient au premier art roman méridional et au XIème siècle.

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Ariège
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