
SOMMAIRE

PRESENTATION
HISTORIQUE
CHAPELLE ET FONTAINE DE SAINT-ANTOINE

PRESENTATION
Lézat
sur Lèze, gros bourg-centre de la douce vallée de la Lèze, fut le siège d’une importante abbaye dépendant de Cluny. Il a gardé de son riche passé de
magnifiques couverts autour de l’église du XIVème siècle qui renferme de belles peintures murales et une Mise au Tombeau du XVIème siècle d’une
grande finesse.

HISTORIQUE
Avant
la création du diocèse de Rieux en 1318, le Volvestre constituait 1/6 du diocèse toulousain. Il est divisé en deux grandes zones géographiques du moins dans ces parties ariégeoises.
Le Terrefort constitue une alternance de collines arides, battues par les vents, et de vallons s’ordonnant autour de la large vallée de la Lèze. Dès le Haut Moyen-Âge, l’abbaye de Lézat
marque le territoire de son empreinte.
Affiliée très tôt à l’ordre de Cluny, l’abbaye Saint Pierre doit sa fondation au XIème siècle. Protégée par les moines réformateurs bourguignons et les grands seigneurs locaux,
elle devint vite l’entité religieuse la plus prospère du Volvestre. Au XIIème siècle son rayonnement atteint l’Espagne. Très vite de nombreux prieurés sont formés sous son autorité.
Au XVIIème siècle, la deuxième zone constituée par la haute vallée de la Lèze et de la vallée de l’Arize était appelée la montagne. Dominée par les arêtes du Plantaurel,
cette région, largement boisée, était peu habitée. L’entité dominante était l’abbaye bénédictine du Mas d’Azil qui fût ruinée
pendant les guerres de Religion.
Historiquement,
l’ensemble du territoire dut faire face à de nombreuses vicissitudes.
Dès le VIIIème siècle, les Sarrasins, dont les incursions étaient fréquentes dans les hautes vallées, dévastèrent la région. La fin de la guerre de Cent-Ans ramena par l’intermédiaire
des Routiers, la peur et l’effroi. Les églises constituaient alors un abri mais excitaient également la convoitise par leurs richesses. Ce danger fût doublé par l’arrivée
de la peste qui réduisit la population de moitié.
Enfin pendant les XVIème siècles, les guerres de religion firent rage notamment dans la vallée de l’Arize. L’abbaye du Mas fût détruite comme beaucoup d’églises
paroissiales. Ce territoire constitue encore de nos jours une enclave protestante originale.
Seul le portail Ouest de l’église de l’ancienne abbaye Saint-Pierre appartient à l’époque romane, celle-ci ayant été reconstruite à l’époque
gothique. Très austère, il possède des chapiteaux à décor de feuilles et de boules.

CHAPELLE ET FONTAINE DE SAINT-ANTOINE
Le
9 juin 1106, Roger II comte de Foix rentrant de la 1ère croisade, arriva à Lézat portant de Palestine les
reliques de St Antoine ermite (251-336) qu’il avait obtenues de l’empereur de Constantinople.
Il
les remit à Odon de Bagéras en souvenir d’Antoine, vicomte de Béziers, fondateur en l’an 840 de l’abbaye bénédictine St Pierre de Lézat.
Une chapelle dédiée à Saint Antoine fût bâtie dans l’abbaye et un oratoire au-dessus du bourg.
En 1868, le chanoine Gauzence, curé-doyen fit construire cet ermitage sur les ruines de l’oratoire.

Midi-pyrénées- Ariège
|