SOMMAIRE

PRESENTATION
L’INDUSTRIE TEXTILE
LA CHAPELLE SAINT-SERNIN DE BENSA
MUSEE DU TEXTILE ET DU PEIGNE EN CORNE
LA COLLINE SAINTE-RUFFINE
FOIRES, MARCHES ET FESTIVITES

- A SIGNALER NON LOIN : Course régionale de caisses à savon à Laroques d'Olmes
- Les estivales
- Fête du quartier chinois
- Les rencontres interculturelles
- Festival Jazz’Velanet
- Salon du mariage
- Fête de la noisette
- Foires et marchés


PRESENTATION

A la fois tourné vers l’Aude méditerranéenne et les Pyrénées, le pays d’Olmes est une région chargée d’histoire. Lavelanet, capitale du Pays d’Olmes, sur les rives du Touyre est d’origine romaine, et son nom dériverait de avellana (aveline). Il y a en effet beaucoup de coudriers dans la région, et le noisetier est resté sur le blason de la cité. Troisième ville du département, Lavelanet reste liée à l’industrie textile dont l’épopée est retracée au Musée du textile et du peigne à corne. L’hôtel de ville occupe un château belle époque au milieu d’un parc de cèdres centenaires

L’INDUSTRIE TEXTILE

L’implantation du textile dans la région de Lavelanet se perd dans la nuit des temps. Dès que les hommes ont eu domestiqué les animaux de laine, ils ont utilisé leur toison pour se vêtir. On ne peut cependant pas parler d’industrie avant le XIIème siècle. Même si, dès l’an 213, on trouve la trace d’une commande de draps en partance pour Rome, à la demande de l’empereur Caracalla, le textile reste embryonnaire, au niveau du village ou de la cellule familiale.

Toutefois, la position de Lavelanet, carrefour de voies de communication entre la plaine et la montagne, a entraîné une forte expansion urbaine, d’où un développement commercial. En outre, au XIIème siècle, les progrès des techniques hydrauliques amenèrent l’apparition de moulins lavelanétienne, qui connaîtra son apogée au XIVème siècle . A cette époque, il existait déjà une puissante corporation de pareurs drapiers. Les tisserands, quant à eux, adhérèrent souvent à l’hérésie cathare. Lavelanet devînt donc un centre de fabrication des étoffes : chanvre, lin, mais surtout laine. Cette dernière, lavée dans les ruisseaux et les torrents, était cardée à la maison. Le teinturier du village se chargeait d’apporter les couleurs, utilisant les divers produits qu’offrait la nature : écorces d’arbres, feuilles, pastels, garance, gourdes.…

On voit d’ailleurs en 1293, le Comte Roger Bernard III de Foix obtenir du roi Philippe IV le Bel l’autorisation d’exploiter une mine d’alun, indispensable pour la teinture. La filature se faisait à la quenouille ou au rouet. On possédait souvent un métier en bois ; le drap tissé, qui était ensuite foulé, donnait ce que l’on appelait le « cuir-laine », tissu quasiment imperméable, très apprécié. Ce développement entraîna l’éclosion de divers métiers tels que tisserands, foulons, tailleurs, … Toutefois. Il faut bien comprendre que l’habillement est fonction des classes sociales : si la noblesse et les bourgeois aisés peuvent se permettre de porter de riches étoffes, agrémentées de diverses décorations (broches, ceintures…), le petit peuple se contente de draps grossiers. A la campagne, les vêtements sont toujours fabriqués à la maison ; quant aux plus pauvres, ils se vêtent encore de peaux de bêtes. De plus, cette expansion de l’industrie textile connaît certains freins qui l’empêchent de dépasser le plan local : si les tisserands vendent leur production sur les foires et les marchés, les diverses taxes ralentissent cette avancée industrielle.

Cet état de fait va perdurer jusqu’au XVIIème siècle. Colbert, ministre de Louis XIV, crée alors les Manufactures Royales de Carcassonne et développe ainsi la vallée de l’Aude, secondé en cela par la vulgarisation du métier à tisser à compter de 1680. La région de Lavelanet profite alors de cet essor en faisant de la sous-traitance.

Ainsi, en 1750, on trouve dans les registres d’imposition de la ville : 7 cardeurs de laine, 13 tisserands à bras, 4 peigneurs de laine, 4 pareurs et 16 peigneurs à bois. Cependant, le développement rapide et lucratif de la viticulture, suivi d’une grave crise économique en 1783, font que l’industrie textile est progressivement abandonnée dans l’Aude ; On assiste alors à une migration de celle-ci vers le Pays d’Olmes qui offre tous les atouts requis : eaux granitiques adaptées au lavage des draps, de la teinture et du foulonnage. Ainsi, en 1796, un audois, Pascal Dumons, comme beaucoup de ses compatriotes, vient s’installer à Lavelanet et introduit les premières machines à carder. L’implantation de cette industrie se fait le long des cours d’eau : Lavelanet, Bélesta, Montferrier, Laroque d’Olmes, Mirepoix et entraîne rapidement un déclin de l’artisanat à domicile, peu lucratif et pas assez concurrentiel en terme de qualité. La technologie prend le relais : le métier Jacquard est inventé en 1801, les premières machines sont installées en 1813, époque de la véritable implantation du textile à Lavelanet.

Mais, malgré ces progrès notables, les techniques restent simples ; par exemple, le séchage se fait encore au vent.
Les dernières années du XIXème siècle, avec la révolution industrielle, verront Lavelanet entrer dans l’ère moderne. Les années 1880 seront décisives, les avancées techniques aidant. Toujours actionnés par la force hydraulique, les métiers mécaniques remplacent ceux en bois, bientôt mus par l’électricité (1889). A même année, le tissu peigné fait son apparition mais ne sera implanté que plus tard à Lavelanet et gardera toujours sa connotation bas de gamme. Cette modernisation entraîne de nombreux changements. On assiste de plus en plus à une spécialisation des emplois et à une demande croissante de main d’œuvre. Les enfants travaillent dès l’âge de 7 ans, et il faut faire appel à une population étrangère venue tenter sa chance dans une région plus riche. Cette population, originaire d’Afrique du Nord, puis d’Espagne (surtout après la guerre civile de 1936) favorisera un boom démographique et la construction d’un fort mouvement syndical. Ce brassage permettra, additionné aux techniques, d’obtenir une excellente main d’œuvre. A cette masse salariale, il faut ajouter les femmes ; contraintes de remplacer les hommes durant la guerre de 1914-1918, pendant laquelle elle fabriquait du drap pour habiller les troupes, elles conservent leurs emplois la paix revenue, compensant ainsi la terrible saignée de main d’œuvre humaine de ces 4 années de conflit. Pour faciliter les transports et gagner en coût et en temps, le chemin de fer arrive à Lavelanet dès 1903. S’adaptant à la demande, les entreprises textiles se spécialisent : la laine d’abord achetée en Amérique, l’est ensuite en Australie et Nouvelles Zélande, transitant par Mazamet. En 1934 apparaît le premier épurateur qui permet de débarrasser la laine des graines de bardane qui la fragilisaient.

Après la seconde guerre mondiale, on assiste à un véritable âge d’or du textile. Si au XIXème siècle la Draperie du Pays d’Olmes est la seule entreprise, relayée par de petites unités, l’après-guerre voit l’émergence de deux grands groupes lavelanétiens, les établissements Roudière et Thierry, et une multitude de moyennes entreprises qui assurent la demande grandissante et exportent de plus en plus. La production se spécialise : si au siècle dernier les draps étaient de qualité médiocre, pour l’habillement de tous les jours, les années 1950 voient la production s’orienter presque exclusivement vers l’habillement masculin, n’utilisant plus que la laine et la fibranne. Ce boom incroyable entraîne une hausse rapide de façonniers entre 1948 et 1958. Par la suite, afin d’étendre les marchés, on assiste dès les années 1960 à une nouvelle diversification : utilisation des polyesters pour les tissus mélangés, création de tissus de haute qualité à destination de la mode et de la haute couture. Ainsi, en 1973, Lavelanet et son bassin d’emploi donnent du travail à 5000 salariés, employés dans 72 entreprises. C’est le premier centre textile français d’habillement offrant également des gammes variées pour des tissus d’ameublement, de selleries automobiles, de moquettes et tapis de sols (aujourd’hui disparus).

Mais à partie de 1973 et ce jusqu’en 1982, une grave crise économique s’abat sur le Pays d’Olmes. Face à un marché de plus en plus concurrentiel, l’industrie lavelanétienne subit un contre-coup : cherté de la main d’œuvre par rapport aux pays de Tiers Monde, coûts élevés des transports, émergence de la concurrence italienne à compter de 1980, fibres synthétiques de plus en plus chères, dettes accumulées. Beaucoup de secteurs sont touchés. De nombreux façonniers font faillite et plusieurs petites et moyennes unités de production ferment leurs portes.
Seuls ceux qui ont su diversifier leur production et investir à bon escient (entreprise Thierry avec l’habillement de sièges automobiles, entreprise Avelana avec l’invention de tissus ignifugés, …) ont survécu à cette crise. Mais l’économie locale a été durement touchée : disparition de la bonneterie, des artisans (également due à la fin de la cohésion familiale, par manque de relève), perte de plus de 1000 habitants sur la seule ville de Lavelanet.

Par la suite, jusqu’en 1986, on a assisté à un tassement de la crise. L’orage semblait passé et Lavelanet restait la seule vraie région industrielle de l’Ariège. Le groupe Roudière, en 1985, demeurait un holding fort. André Roudière, le fondateur, avait débuté en 1947 avec deux métiers à tisser et introduit le peigné et l’utilisation de fibres synthétiques en 1960, telles que nylon, tergal…14 ans plus tard, il est le premier producteur français de draperies et de lainages, représentant dans son domaine 27% de la production nationale et 38% des exportations. Avec 500 métiers, il est le plus grand tissage d’Europe. La production était énorme, les commandes ordonnant la fabrication : 75 kilomètres de draps par jour, exportation dans 20 pays, 900coloris différents dont 50 pour les seuls bleus marine. Il possédait d’autres unités à Castres en Bade Wurtemberg et en Normandie et sa modernisation permettait à une personne de faire fonctionner 16 métiers.

Mais dès 1986, la crise revint de manière endémique et de grosses difficultés surgissent. Une nouvelle vague de faillites s’abattit sur Lavelanet, et le groupe Roudière fut racheté par le groupe Chargeurs Associés en novembre 1987. Les divers plans de restructuration ont tous été, jusqu’à présent, de semi-échecs et l’avenir, hormis pour quelques entreprises de pointe comme les Etablissements Michel Thierry ou Avelana, semble bien sombre.

On pourra visiter le très beau musée du textile, implanté dans les locaux de l’ancienne usine Dumons, qui présente une riche collection

LA CHAPELLE SAINT-SERNIN DE BENSA

A l’origine, Bensa était un petit village proche de Lavelanet. Par la suite, cette ville prenant de
l’expansion, il fut englobé et en devint un des quartiers.

Ce petit village appartenait à un nobliau, le chevalier Olivier de Vensa, qui usurpa des droits des chanoines de Saint-Sernin de Toulouse sur quelques églises des environs, dont Dreuilhes et Bensa. Toutefois, en octobre 1124, il fut obligé de restituer ces biens à leurs propriétaires légitimes. Cette possession fut confirmée par le pape Innocent II en 1241 (chartier de lagrasse). La reconstruction de l’église de Bensa eut lieu après cette transaction. Par la suite, en 1299, elle fut rattachée au prieuré de Saint-Antoine de Lavelanet.

L’église de Bensa est romane, avec une longue nef en berceau. Constituée de quatre travées, elle se termine par une abside semi-circulaire, voûtée en cul de four. Au sud, une petite construction sert de base d’un clocher qui ne fut jamais construit. A l’Ouest, on trouve un clocher-arcade qui est de facture plustardive. On peut noter la beauté simple et sobre des ouvertures romanes ainsi que la corniche de l’abside, décorée de modillons ornés de têtes d’animaux sculptés.

Lors d’une récente restauration (1995), des fresques ont été découvertes. L’église de Bensa est un des monuments romans majeurs de l’Ariège, avec Vals, Saint-Lizier et Saint Jean de Verges.

MUSEE DU TEXTILE ET DU PEIGNE EN CORNE
65, rue Jean-Jaurès
Centre ville
09300 LAVELANET
tél. 05.61.03.01.34

Service Tourisme
BP 89, Maison de Lavelanet
09300 LAVELANET
http://www.geocities.com/amtpc2000

C’est en 1986, au cœur de Lavelanet dans les locaux de la Manufacture de Draperies Dumons Frères fondée par Pascal Dumons en 1796, que s’installe le MUSEE du TEXTILE et du PEIGNE en CORNE.
Depuis 1983, une association de « mordus du textile et du peigne en corne », bénévoles, poursuit sa quête de matériels (Dons ou achats). Les machines de jadis sont alors restaurées et installées dans les magnifiques salles rénovées du Musée. Vous découvrirez tout un choix de matériel ancien des industries locales : Filature du XIXème siècle, reconstitution d’une filature de montagne début XIXème siècle, ourdissoirs, métiers à tisser à main (XVIII, XIX, XXème siècles), mécaniques, laineuses à charbon, essoreuses, tondeuses, collections de tissus.

Par la variété et la qualité des matériels présentés, ce musée est appelé à devenir le plus important de France et même d’Europe, dans sa spécialité. Le tricotage et la passementerie tiennent aussi une place honorable : l’ouvrage est encore sur les machines et le guide qui vous conduit les fera fonctionner à votre demande. Vous trouverez aussi de lourdes presses hydrauliques permettant d’aplatir la corne. Sur une table, des cornes de buffles côtoient celles du bœuf de Madagascar et du bélier marocain ? Un présentoir donne un intéressant aperçu de la production locale. Plusieurs documents d’époque retracent la mémoire ouvrière du Pays d’Olmes : règlements, affichent, etc. Vous pourrez aussi assister à la vite « vidéo » dans l’aire de repos, elle vous enseignera sur le travail de la corne pour fabriquer des peignes.

Avec ses animations telles que la Fête du Tisserand, ses expositions autour du textile etc. , l’Association d’Animation du Musée du Textile et du Peigne en Corne, vous rappellera que ces métiers séculaires restent toujours vivants

Période d’ouverture :
Juillet-août : de 14H à 18H sauf dimanche et jours fériés.
Autre période de l’année : sur réservation (groupe uniquement).

LA COLLINE SAINTE-RUFFINE

Sur la colline Sainte-Ruffine est construit un oratoire dédié à cette sainte, dont on sait peu de choses sinon qu’elle intercède favorablement pour celles qui veulent des enfants. Quand une femme tombe enceinte, on dit d’ailleurs qu’elle est allée voir sainte Ruffine.

FOIRES, MARCHES ET FESTIVITES

COURSE REGIONALE DE CAISSES A SAVON
organisé par la MJC
de Laroques d'Olmes
à Laroques d'Olmes

(championnat national) : fin avril
RENSEIGNEMENTS : Michel CASADO MJC Laroque d'Olmes 05 61 01 29 55
LES ESTIVALES

2 fois par semaine en juillet et août

Programme d’animations et spectacles (théâtre, variétés musicales), en plein air et gratuit

FÊTE DU QUARTIER CHINOIS

début septembre
Mme Paccouil : tél. 05.61.01.00.28

Corso fleuri (défilé de char) à thèmes.

LES RENCONTRES INTERCULTURELLES

mi-septembre
Thi-Maï Pauly : tél. 05.34.09.33.80

Organisée par la Communauté de communes, elles rassemblent toutes les associations représentant les différentes cultures autour de la lutte contre les discriminations. Elles sont l’occasion d’aller au carrefour des cultures de chez nous et d’ailleurs.

FESTIVAL JAZZ’VELANET

fin octobre début novembre
Tél. 05.61.01.22.20

Organisé par l’association Horizons culture

SALON DU MARIAGE Février
FÊTE DE LA NOISETTE

fin septembre

Marché fermier, vide grenier confrérie des avelanaïres

FOIRES ET MARCHES

Petit marché : tous les mercredis matin sous le marché couvert

Grand marché et foire : tous les vendredis matin sur l’esplanade de la concorde, la place Jeanne d’Arc et le marché couvert

Foire exposition commerciale : fin juin


Midi-Pyrénées- Ariège