
SOMMAIRE
PRESENTATION
PERIODE D’OUVERTURE

PRESENTATION
De
l’autre côté de la vallée de Vicdessos, presque exactement en face de la grotte de Niaux s’ouvre
la grotte de la Vache. Il est possible que les mêmes hommes aient fréquenté ces deux lieux de vie voisins, réservant un abri à la vie quotidienne et l’autre à des
pratiques spirituelles, voire religieuses. De nombreux vestiges furent découverts dans la grotte de la Vache, notamment des os gravés, tel celui représentant une biche et des poissons.
La grotte de la Vache est assurément la plus petite des grottes ariégeoises ouvertes au public, mais elle n’est pas pour cela la moins intéressante.
Elle porte ce nom curieux, probablement à cause d’une énorme concrétion, proche de l’entrée, ayant l’aspect de ce bovidé.
La
grotte fut fouillée dès 1866, par le docteur Félix Garrigou qui fit la découverte des premiers vestiges préhistoriques.
Les fouilles furent reprises dès 1941, par le préhistorien Romain Robert, qui découvrit le gisement de la salle de gauche, dite salle Monique. Ses recherches furent couronnées
par la découverte d’un extraordinaire habitat du magdalénien final avec mise à jour de foyers préhistoriques de cette période, que l’on peut situer vers le 12è millénaire.
Les couches archéologiques successivement dégagées ont livré des quantités incroyables d’objets préhistoriques : armes, outils, œuvres d’art.
Le matériel découvert défie l’imagination, par la diversité et par la quantité : ainsi en ce qui concerne les fouilles
dirigées par Romain Robert plus de 36 000 silex ont été répertoriés. Les fragments d’ossements d’animaux, vestiges des repas paléolithiques dépassent une centaine de milliers.
Les armes et outils : harpons, sagaies, aiguilles, gouges, poinçons etc. ont été découverts par centaines, mais la particularité réside dans la découverte
de très nombreux objets en os ou en bois de renne gravés ou sculptés
de motifs animaliers, dont
quelques-une
sont de véritables œuvres d’art. Depuis le paléolithique supérieur, cette grotte a servi de refuge, car outre l’habitat magdalénien, on y trouve des vestiges de fréquentation
aux périodes plus récentes, comme le mésolithique, le néolithique, ainsi que les âges des métaux, en particulier, l’âge du bronze.
En cours de visite, on peut demander au guide de voir les quelques peintures de la période du bronze, que recèle la
grotte, pour pouvoir faire la comparaison avec les gravures sur os exposées dans les vitrines, datant du magdalénien ou même, les peintures paléolithiques de la grotte
voisine de Niaux. Le contraste est frappant, entre les dessins de la période du bronze, environ 3000 ans et les dessins paléolithiques datant du 12è ou du 14è millénaire.
Réalistes et naturalistes au magdalénien, ils deviennent schématiques, voire caricaturaux aux périodes plus récentes. De plus on pourra constater la mauvaise conservation
des peintures de l’âge du bronze due à leur exposition à la lumière du jour, aux intempéries et aussi, à la pollution.
Le périple se poursuit par une visite rapide de la galerie profonde et de la curieuse salle Triangulaire, où l’on peut voir comment l’évolution
géologique a favorisé un remplissage de la cavité tout à fait exceptionnel qui a protégé au cours des millénaires l’habitat magdalénien. C’est ensuite la visite des fouilles de la salle Monique.
De cette salle de près de 400 m2, ont été enlevées des tonnes de déblais. Des fouilles très minutieuses,
menées pendant plus de 20 ans par Romain Robert et ses assistants, ont permis la mise au jour d’extraordinaires vestiges du magdalénien final. Dans les parties conservées comme
témoins on peut voir encore en place les ossements de bouquetins, rennes, lagopèdes, vestiges des repas de nos ancêtres.
Sur le sol, ont été laissés en place les foyers individuels où ont été prélevés les charbons de bois, qui ont permis une datation au carbone 14.
Les datations ont été confirmées par la palynologie, étude et datation des pollens.
Pour terminer, le public peut contempler dans une série de vitrines, les silex typiques du magdalénien, les armes, les outils, et quelques copies des pièces gravées découvertes dans la grotte,
en particulier le célèbre « lissoir aux lions », la plus belle et plus réaliste représentation de félins connue en préhistoire.
Une visite de la grotte de la Vache permet de mieux comprendre la préhistoire, en redressant certaines erreurs.

GROTTE DE LA VACHE
Tel. 05.61.05.95.06 Tel fax. 05.61.05.13.15 Internet : www.grotte-de-la-vache.org -
Période d’ouverture :
- - Vacances scolaires de Toussaint, Noël, Hiver, Pâques : de 14H30 à 16H
- Avril, mai, juin, septembre : de 14H30 à 16H
- Juillet, août : journée continue de 10H à 17H30(dernier départ)
- Toute l’année : visites sur rendez-vous pour les groupes organisés :
* Journée « spécial voyages scolaires » : documentation sur demande * Journée « Préhistoire en Haute-Ariège » : visites des grottes de Bédeilhac et de la vache sous la conduite de conférenciers professionnels
- Autres périodes : consulter

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