UNE PIERRE MIRACULEUSE La
chapelle Saint-Paul est un but de promenade pour grimpeurs avisés. Elle est située dans la montagne au Sud-Ouest du village et est
perchée sur une colline boisée, à une altitude de 720 mètres. La chapelle domine le vallon d’Arnave et c’est
depuis la route des Corniches que l’on peut la rejoindre par un sentier étroit qui vous amène à cet ancien lieu
de pèlerinage où une pierre (qui semble quelconque)guérissait du Haut-Mal. Depuis la
nuit des temps, les anciens affirmaient que cette pierre noire avait le pouvoir surnaturel de guérir l’épilepsie ou
Grand mal et on trouvait dans le secteur, il n’y a pas encore bien longtemps, beaucoup de gens pour vous affirmer qu’ils connaissaient
untel et untel qui, jadis, n’osaient même pas sortir de leur demeure en raison de la fréquence de leurs crises convulsives
qui les handicapaient et qui aujourd’hui se portent parfaitement bien. Plus confidentiellement, on disait aussi que cette pierre avait
le pouvoir extraordinaire de guérir les femmes frigides et combien d’entre-elles montèrent là-haut, en catimini,
la nuit, pour se coucher jusqu’à l’aube sur cette pierre noire. Leurs corps auparavant insensibles découvrait alors
des vertus…inespérées.
En
1860, l’abbé Estèbe,
alors curé d’Arnave, écrivait au sujet de cette pierre : « Une croyance, fort ancienne fait cette
pierre miraculeuse ; une note écrite par le baron de Labaume, propriétaire de la seigneurie d’Arnave, dit que des reliques sont déposées
sous ladite pierre et qu’une bulle perdue lors de la révolution en consistait l’authenticité. Beaucoup de personnes viennent
même de pays fort éloignés demander sur cette pierre et dans une église la guérison des maladies épileptiques
ou mal caduc. Pour l’obtenir, le malade doit passer la nuit couché sur
cette pierre. »
Cette pierre est conservée actuellement dans une cabane édifiée en 1950, juste à côté de la chapelle par le curé d’Arnave
pour la protéger des vandales ; Les malades devaient pour expulser le mal, y dormir une nuit. Mais il semble que ce ne soit pas la pierre décrite
par ceux qui, jadis, vinrent y chercher une quelconque guérison de leurs maux. On parlait de pierre noire, or celle qui existe aujourd’hui encastrée
dans la dalle bétonnée est en granit gris… Le curé a-t-il mis en lieu plus sûr cette pierre pour la protéger ou a-t-elle été subtilisée
par un voleur indélicat ? |